Mariem Alaoui Selsouli  

Mariem Alaoui Selsouli

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Reuters / Steven Gibbons © Thomson Reuters 2012

Athlétisme

Premiers cas de dopage

Le 25 juillet 2012 à 6h24 | TVA Sports et AFP

Les Jeux ne sont pas encore officiellement commencés, mais déjà, des premiers cas de dopage ont été découvert.

D'abord, il y a eu la coureuse marocaine Mariem Alaoui Selsouli. Elle a été suspendue mercredi par l'Association internationale des Fédérations d'athlétisme (IAAF) après avoir échoué à un test antidopage.

Elle a été déclarée positive au diurétique furosémide lors de la compétition de la Ligue de diamant de Paris, le 6 juillet. Cette substance fait partie de la liste des interdits de l'Agence mondiale antidopage, et peut également servir à masquer la présence d'un autre produit visant à améliorer les performances.

Elle était un espoir de médaille pour son pays, après avoir réussi un temps de 3 min 56 s 15/100 au 1500 m à Paris.

«Selsouli a renoncé à son droit de faire analyser l'échantillon B, et par conséquent, elle est provisoirement suspendue de toutes compétitions en athlétisme», a indiqué l'IAAF dans un communiqué.

L'athlète de 28 ans pourrait être suspendue à vie, car il s'agirait de sa deuxième offense en matière de dopage. Elle avait été suspendue pendant deux ans pour avoir fait usage de l'EPO avant les Championnats du monde de 2009 et était revenue à la compétition en août dernier.

Elle peut toujours déposer un appel au cours des trois prochains mois.

D'autres cas

L'IAAF a également annoncé que neuf autres athlètes avaient récemment été sanctionnés pour dopage, dont l'Ukrainienne Nataliya Tobias, médaillée de bronze du 1500 m féminin aux Jeux olympiques de Pékin.

Six athlètes ont été convaincus de dopage sur la base des variations anormales de leur passeport biologique, tandis que trois autres l'ont été à partir d'analyses complémentaires menées sur les échantillons antidopage qu'ils avaient fourni aux Championnats du monde à Daegu à l'été 2011.

Ces dernières, les Ukrainiennes Nataliya Tobias et Antonina Yefremova, ont été déclarées positives à la testostérone, et la Bulgare Inna Eftimova à l'hormone de croissance.

Les six athlètes confondus par leur passeport biologique sont le Marocain Abderrahim Goumri, la Grecque Irini Kokkinariou, la Turque Meryem Erdogan, et les trois Russes Svetlana Klyuka, Yevgenia Zinuriva et Nailya Yulamanova, respectivement championne d'Europe du 800 m en salle (2011) et vice-championne d'Europe du marathon (2010), dont les cas avaient déjà été annoncés début juillet.

Mis à part Gourmi et Kokkinariou, tous ces athlètes se sont vu infliger deux ans de suspension. Le Marocain a été suspendu quatre ans par sa fédération, tandis que l'IAAF a fait appel auprès du Tribunal arbitral du sport (TAS) pour doubler de deux à quatre ans la sanction de la Grecque en raison de circonstances aggravantes.

L'IAAF envoie un signal

À deux jours de l'ouverture des Jeux de Londres, la fédération a ainsi voulu envoyer un signal à ceux tentés de recourir à des moyens artificiels pour améliorer leurs performances.

«L'annonce de ces nouveaux cas vient récompenser la lutte continue et sans relâche que mène l'IAAF contre le dopage en athlétisme, a déclaré le président de l'IAAF Lamine Diack, cité dans un communiqué.

«Ces cas illustrent l'engagement de l'IAAF de recourir aux méthodes de détection les plus avancées pour mettre au jour des cas de dopage et d'appliquer des sanctions renforcées lorsqu'elles sont justifiées. Nous ne relâcherons pas nos efforts pour éradiquer le dopage dans notre sport», a-t-il insisté.

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