Baseball
St-Pierre débarque à Québec
Le 1 mai 2012 à 9h33 | Richard Boutin, Agence QMI
Maxim St-Pierre poursuivra sa carrière chez les Capitales de Québec comme lanceur.
Receveur dans l'organisation des Tigers de Detroit pendant 15 ans, St-Pierre a été libéré par les Red Sox de Boston pendant le camp d'entraînement, après avoir échoué à un contrôle antidopage du baseball majeur.
«J'ai commis une grosse erreur en fumant un petit joint lors d'un party, a exprimé St-Pierre. Je pensais être correct, mais j'ai été testé deux jours plus tard.
J'avais le choix de refuser et j'ai commis une erreur de jugement. Tu es toujours responsable de tes choix.»
50 matchs de suspension
Pour avoir consommé de la marijuana, St-Pierre a écopé une suspension de 50 matchs. Pour la même infraction, il avait été suspendu pour 50 matchs en 2005.
«C'est certain que je trouve que la sanction est disproportionnée si je compare avec un joueur qui a fait usage de stéroïdes, mais c'est illégal et je suis le seul responsable. Contrairement aux stéroïdes, fumer un joint ne procure pas un avantage, mais ce n'est pas permis.»
«C'est la même histoire qu'en 2005, ajoute le choix de 26e ronde des Tigers de Detroit en 1997, mais je suis maintenant un gars différent. J'ai beaucoup évolué depuis la naissance de mes enfants.»
Les Red Sox déçus
Déçu de la tournure des événements, le natif de Pintendre comprend la décision des Red Sox de le libérer. «Je ne suis pas Manny Ramirez, mais seulement Maxim St-Pierre. Je n'ai passé que 35 jours dans les ligues majeures et les Red Sox ne me connaissaient pas. Ils ne voulaient pas prendre un risque avec un gars qui a souvent eu des problèmes.»
«Je suis frustré, car j'étais dans leurs plans, poursuit celui qui a disputé son baseball mineur dans la région de Québec. Les Red Sox étaient vraiment déçus. J'aurais amorcé la saison dans le calibre AAA et j'aurais été le premier receveur rappelé dans l'éventualité d'une blessure. J'ai fait très bonne figure en défensive pendant le camp. Pour la première fois, je me sentais aimé et j'avais la chance de compétitionner avec les meilleurs.»
Retour aux sources
St-Pierre est très heureux d'avoir l'occasion de se produire à Québec. «C'est ici que tout a commencé, a-t-il dit. Dès que je suis atterri à Montréal, j'ai senti une énergie incroyable. Les Expos partis, je rêvais de jouer à Québec devant mes amis.»
«Je suis parti aux États-Unis à 17 ans et je n'ai jamais eu la chance de jouer professionnel devant mes amis, poursuit le père de trois enfants. J'ai reçu une offre de Long Island, dans la Ligue Atlantic, mais c'est à Québec que je voulais jouer si je me retrouvais dans le baseball indépendant.»
Une rapide à 94 mph
Maxim St-Pierre a évolué comme lanceur en 2007 dans l'organisation des Brewers de Milwaukee, mais l'expérience a été de courte durée.
«Pendant le camp prolongé, j'avais fait très bonne figure, mais les Brewers m'ont envoyé dans le A faible au lieu du A fort, comme ils me l'avaient promis, a expliqué celui qui a disputé son premier match dans les ligues majeures le 4 septembre 2010. J'étais persuadé que je pouvais atteindre les majeures comme receveur et j'avais peur de perdre deux ans dans le A faible. Je ne voulais plus lancer.»
Chez les Capitales, St-Pierre aura le statut de recrue comme lanceur, ce qui n'aurait pas été le cas s'il avait évolué comme receveur.
«Ça ne me tente plus de manger du sable, a imagé celui qui a disputé plus de 1 000 matchs comme receveur dans les ligues mineures. Même si ma rapide a atteint 94 mph avec l'organisation des Brewers, je devrai développer un autre lancer pour connaître du succès, possiblement une glissante. Je devrai lancer des prises et non pas tenter de tirer le plus fort possible. Chez les Capitales, Michel Laplante et T.J. Stanton vont m'aider.»
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