L'équipe canadienne s'est inclinée face à celle de la France.  

L'équipe canadienne s'est inclinée face à celle de la France.

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Reuters / Sergio Perez© Thomson Reuters 2012

Basketball

«Ils sont les plus difficiles à perdre»

Le 1 août 2012 à 3h50 | Steve Buffery, Agence QMI

Les visages étaient longs dans le vestiaire de l'équipe canadienne féminine de basketball après sa défaite crève-cœur contre la France, mercredi.

Celui de l'entraîneuse-chef Allison McNeill émanait la frustration alors qu'elle assistait à la chute de sa troupe, 64-60 contre la nation tricolore, à son troisième match du tournoi préliminaire.

Telle a été l'histoire des basketteuses canadiennes jusqu'à présent. Elles ont été dans le coup lors de chaque partie, mais feront tout de même face à l'élimination si elles ne trouvent pas le sentier de la victoire lors de leurs deux prochains duels, face au Brésil, vendredi, et l'Australie, dimanche.

Les Brésiliennes pointent au sixième rang au classement mondial alors que les Australiennes, au deuxième échelon. De son côté, le Canada est 11e et présente une fiche de 1-2 lors du tournoi olympique.

«Je dois dire qu'en ce moment, je suis d'accord, a indiqué l'ailier du Canada Natalie Achonwa (photo, ci-contre), lorsqu'elle a été interrogée à savoir si la frustration gagnait l'équipe unifoliée après ces deux défaites.

«Ils sont les plus difficiles à perdre [les matchs serrés]. Je ne dis pas que je préférerais perdre par 20 points. Mais nous avons joué avec beaucoup de cœur et ténacité. Nous devrons augmenter notre niveau de jeu d'un cran et jouer pendant 40 minutes. Lorsque nous aurons un niveau de jeu constant, je crois que nous gagnerons.»

Le Canada, qui s'est qualifié au dernier moment grâce à une victoire sur le Japon, le 1er juillet, a amorcé son tournoi olympique avec une défaite de 58-53 contre la Russie, troisième au monde.

Puis, la formation canadienne a pris la mesure des Britanniques, 73-65, avant de perdre contre la France. Achonwa a bien résumé la situation en affirmant que les Canadiennes doivent réussir leurs tirs.

Contre les Françaises, les représentantes unifoliées n'ont réussi aucun tir de trois points, en 11 tentatives, en plus que de convertir 14 des 20 occasions à la ligne des lancers francs et de manquer plusieurs tirs en foulée.

Ce genre de chiffres ne te fait pas gagner des matchs de basketball. Toutefois, la France a également fait l'impasse (0 en 5) de la ligne des trois points en plus de voir les Canadiennes récupérer plus de rebonds (40 contre 36).

Le Brésil représente un défi similaire à celui de la France. La clé, selon Achonwa, sera de respecter le plan de match : défense, défense, défense.

«Il faut retourner à la base, les rebonds, la défense... notre défense est définitivement le moteur de notre équipe, a-t-elle indiqué. Nous sommes une très bonne équipe défensive. Nous exécutons bien en offensive, mais nous ne réussissons pas les paniers.»

Achonwa, 19 ans, a réfuté l'idée que l'heure hâtive du match de mercredi ait pu dérégler leur exécution.
«C'est un terrain, c'est un ballon, à la fin, tu le mets dans le panier, a souligné celle qui évolue pour les Fighting Irish de Notre Dame. Si tu n'es pas concentré à 9 heures (du matin) alors tu ne peux l'être à 9 heures (du soir).

Nous pratiquons à 8 heures du matin. Je pense que c'est seulement une excuse que nous n'utiliserons pas.»
La jeune vedette canadienne a terminé la rencontre avec 14 points et huit rebonds, alors que la garde Shona Thorburn a mené son équipe avec 17 points.

La Québécoise Lizanne Murphy a récolté sept points en 24:07 min de temps de jeu. Les Françaises, de leur côté, ont vu quatre de leurs joueuses terminer le duel avec plus de 10 points, avec Émilie Gomis, avec 16.

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