Basketball
Le Heat et les Lakers sont les favoris
Le 29 octobre 2012 à 3h35 | TVA Sports et AFP
LeBron «King» James, enfin champion de la NBA, peut entamer cette saison un long règne avec le Heat de Miami, mais Kobe Bryant peut rester le souverain en décrochant un sixième titre avec des Lakers de Los Angeles «revampés».
Alors que la saison 2012-2013 débute mardi, le Heat et les Lakers sont déjà donnés favoris pour s'affronter en finale avec leur effectif à faire peur.
À son «Big Three» (LeBron James, Dwyane Wade, Chris Bosh), le Heat a ajouté Ray Allen, l'un des meilleurs tireurs de l'histoire de la NBA, ainsi que Rashard Lewis, qui a pris part au match des étoiles deux fois.
Les Lakers ont fait encore mieux en récupérant le vieux meneur Steve Nash et le pivot Dwight Howard, des vedettes qui joueront à côté de Bryant et de l'Espagnol Pau Gasol dans une équipe qui visera clairement le 17e titre de son histoire.
James a pris une nouvelle dimension en remportant à 27 ans sa première bague de champion. Invisible en finale en 2011 contre les Mavericks de Dallas, c'est lui qui a porté le Heat sur ses épaules en juin en finale contre la jeune garde du Thunder d'Oklahoma City, en étoffant son jeu près du panier et en se sacrifiant sous le panneau.
«J'ai réalisé beaucoup d'objectifs, mais je ne suis pas encore rassasié, prévient James. On a le potentiel pour être bien meilleurs, ça fait peur.»
LeBron James est sur un nuage: il a imité cet été Michael Jordan en remportant le trophée du joueur par excellence de la saison, le titre de champion de la NBA, le trophée du joueur par excellence de la finale et la médaille d'or olympique.
Mais on se bouscule au portillon pour le faire descendre sur terre le «King», à commencer par les Celtics de Boston, devenus en quelques années les ennemis jurés de Miami dans l'Est.
Du nouveau dans l'Est
Le départ d'Allen de Boston vers Miami pimente les retrouvailles, dès mardi en ouverture de la saison, de deux équipes qui ne s'aiment guère. Il y a du règlement de compte dans l'air après la dernière finale de l'Association de l'Est.
«Miami est la cible, on sait après qui on court, il n'y a aucun doute là-dessus», souligne l'entraîneur des Celtics, Doc Rivers.
«Tout le monde nous a dans le viseur cette année, des équipes sont prêtes à faire tomber le champion», assure l'entraîneur du Heat Erik Spoelstra.
Dans l'Est, derrière Miami et Boston, il y a du nouveau. Les Nets ont déménagé du New Jersey vers Brooklyn, portés par Jay-Z, le chanteur de hip-hop actionnaire du club et originaire de ce quartier populaire de New York considéré comme une Mecque du basketball de rue. Salle, logo, couleurs, tout sent le neuf à Brooklyn et la suprématie des Knicks sur la ville semble en danger dans la «Grosse pomme».
«Les Nets sont la meilleure équipe de New York», a d'ailleurs déclaré l'ancien joueur devenu consultant Charles Barkley, un brin provocateur.
Les derbys Nets-Knicks s'annoncent bouillants entre les cols blancs de Manhattan, menés par Carmelo Anthony et Amar'e Stoudemire, et les cols bleus de Brooklyn, dirigés par Deron Williams et Joe Johnson.
Les Bulls de Chicago ont certes été la meilleure équipe de l'Association de l'Est à l'issue des deux dernières saisons, mais ils resteront un point d'interrogation tant que leur meneur de jeu Derrick Rose ne sera pas revenu de blessure.
«Nos pièces s'assemblent»
Dans l'Ouest, les Lakers ont réussi deux coups de maître cet été en attirant Howard et Nash. Et le transfert de James Harden, meilleur remplaçant de la NBA la saison passée qui a quitté Oklahoma City, a renforcé la cote des Californiens.
«Je ne connais pas de joueur plus intimidant défensivement que Dwight et de joueur plus intelligent que Steve», explique Bryant, 34 ans.
«Toutes nos pièces s'assemblent, ces gars sont si forts que ce ne sera pas une bonne idée de mettre deux défenseurs sur moi tout le match», ajoute le quintuple champion NBA, qui brûle d'égaler les six titres de Michael Jordan.
Même sans Harden, le Thunder et le triple meilleur marqueur de la NBA Kevin Durant se trouveront probablement en travers de la route des Lakers, comme sûrement les Spurs de San Antonio, qui ont encore recruté discret et malin et ont renouvelé sa confiance à leur «Big Three» (Tim Duncan, Tony Parker, Manu Ginobili).
Si l'on ajoute les Clippers de Los Angeles de Blake Griffin et Chris Paul, qui ont intelligemment étoffé leur banc, l'Ouest ressemble à un coupe-gorge.
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