Les Raptors ont complété leur première moitié de saison avec un dossier de 10-23.  

Les Raptors ont complété leur première moitié de saison avec un dossier de 10-23

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Raptors

Bilan de mi-saison

Le 23 février 2012 à 11h32 | Paul Rivard, TVA Sports

Après avoir disputé huit matchs en 14 jours, les Raptors de Toronto vivent de véritables vacances puisqu'ils n'auront joué qu'une seule fois en 10 jours, entre les 18 et 28 février. Heureusement, ce match, ils l'ont remporté 103-93, mercredi soir, contre Detroit, pour mettre fin à leur première moitié de saison, avant la pause du match des Étoiles de la NBA.

Les Raptors viennent d'arriver à la mi-saison de ce calendrier comprimé en inscrivant un dossier de 10-23, pour le 12e rang de l'Association de l'Est, qui compte 15 équipes.

Même si sa formation a eu à composer avec des blessures, comme la plupart des autres équipes, d'ailleurs, ce n'était certes pas ce résultat qu'avait espéré le nouvel entraîneur Dwane Casey lorsqu'il a amorcé la campagne.

Selon Corinne Jean, journaliste de TVA Sports et ex-joueuse de la NCAA, il est clair qu'il y avait trop de fentes à colmater pour le nouvel entraîneur: «Dwane Casey amenait avec lui une nouvelle mentalité et un nouveau système défensif. Plus la saison avance, plus la défensive de l'équipe ressemble à celle de l'année dernière. Celle des Raptors est classé au 28e rang dans la ligue (109,3 pts)», de souligner l'ex-joueuse de Boston University.

«Et à l'offensive, c'est surtout au niveau de la constance que ça se joue, ajoute-t-elle. Après avoir réglé leur problème de démarrages trop lents, l'équipe semble incapable de protéger ses avances en fin de rencontre.»

Son de cloche à peu près semblable du côté de Pascal Jobin, analyste des matchs de la NBA à TVA Sports. «Le début de saison était prometteur, mais par la suite, entre les lents départs et les mauvaises fins de matchs, il est clair que les blessures à Bargnani et (Jerryd) Bayless ont empêché les Raptors de remporter leur part de victoires.»

Sans Bargnani, point de salut

Évidemment, répétons que la perte du grand Italien Andrea Bargnani, était la pire tuile qui pouvait s'abattre sur cette organisation. Après 13 matchs, le Romain présentait une moyenne de 23,5 points par match, une production qui manque cruellement aux Raptors.

De son côté, le journaliste Ryan Wolstat est à peine surpris. Assigné à la couverture régulière de l'équipe, le reporter du Toronto Sun se doutait que cette première moitié de saison ressemblerait à ça.

«Je leur avais prédit 18 victoires pour la saison... à ce rythme, ils sont légèrement en avance, car ils pourraient en obtenir 20. Avec un camp d'entraînement aussi court, il était prévisible qu'ils prendraient du temps à s'acclimater au système défensif de leur nouvel entraîneur. Ils se sont toutefois bien battus dans la plupart des matchs.»

Toutefois, les Raptors sont de ce groupe de formations qui ont moins de profondeur que certaines autres. Outre les blessures, il faut noter la déception que représente le jeune et talentueux DeMar DeRozan, qui pourrait facilement devenir une des étoiles de cette ligue. Génial certains jours, le jeune Californien semble totalement perdu à d'autres moments. «Il n'est même pas proche du joueur que les Raptors attendaient cette saison. Il a clairement déçu», d'ajouter Wolstat.

Quant aux compensations positives, citons le Brésilien Leandro Barbosa qui continue de donner, match après match, l'énergie, la vivacité et les paniers qu'on peut toujours attendre de lui. James Johnson ne cesse de s'améliorer et le colosse Aaron Grey continue de s'avérer la police d'assurance qu'on espérait. Il a connu vraisemblablement son meilleur match de la saison, justement, dans la victoire contre Detroit, mercredi.

Finalement, le vétéran meneur espagnol, Jose Calderon, est le général que tous attendaient et il occupe le troisième rang de la NBA avec une moyenne de 8,1 assistances par match, derrière Steve Nash, de Phoenix, et Rajon Rondo, de Boston. Comme Casey le prévoyait, Calderon s'avère ni plus ni moins que son adjoint sur le parquet.

Vacances précoces à prévoir

Selon nos observateurs, il semble peu probable que les partisans de l'équipe puissent vivre l'atmosphère des éliminatoires en 2012.

Pour Jobin, il est clairement trop tard pour espérer une remontée. Selon Corinne Jean, tout n'est pas perdu, mais «...il y a bien des "si"... si Bargnani revient au jeu et si DeMar Derozan se présente sur le terrain chaque soir, l'équipe pourrait peut-être espérer une place dans les séries. Mais il reste que la défensive pose problème et que trop souvent les Raptors ne parviennent pas à mettre la main sur des matchs serrés.»

Le mot de la fin revient à Wolstat. «Même avec un calibre aussi douteux que celui de l'Association de l'Est, les Raptors n'auront malheureusement pas la profondeur pour espérer remonter la pente dans la deuxième moitié.»

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