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Lavigne au coeur de l'action
Le 18 novembre 2012 à 7h40 | TVA Sports
Des milliers d'amateurs étaient extatiques à l'arrivée de Georges St-Pierre. L'intensité était palpable. Yves Lavigne lui, était de glace.
L'arbitre québécois a vécu le grand retour de St-Pierre dans l'octogone de très près. Une expérience qu'il est loin d'oublier. Il se souvient d'ailleurs assez bien de l'énergie de la foule qui encourageait le combattant de Saint-Isidore.
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«Hier soir (samedi), on a eu droit à tout un combat au Centre Bell, a déclaré Lavigne. Mais nous les arbitres, on doit faire abstraction des 17 000 spectateurs qui encouragent Georges. On rentre dans notre bulle et on se concentre sur le combat.»
À son premier duel depuis 18 mois, St-Pierre a vaincu l'Américain Carlos Condit par décision unanime des juges. Il ne pouvait pas mieux prouver que sa blessure est réellement chose du passé.
«On a vu de belles qualités techniques, des combats au sol et des combattants qui sont capables de se battre debout, a indiqué Lavigne. Oui, il y a eu un peu de sang, mais ce n'était vraiment pas un massacre. On avait quatre médecins pour s'assurer que les deux combattants étaient corrects.»
St-Pierre (23-2, 8 K.-O.) a conservé sa ceinture de l'UFC chez les mi-moyens (170 livres), alors que Condit (28-6, 13 K.-O.) a quitté l'octogone bredouille. Un spectacle qui a plu aux spectateurs.
«Les grands perdants, ce sont tous ceux qui n'ont pas vu le combat, a confié l'arbitre. C'était vraiment un bon duel, il y avait beaucoup en jeu des deux côtés. Ça prenait un gagnant et un perdant et c'était une belle carte de visite pour les arts martiaux mixtes.»
Un cadeau de Noël
St-Pierre n'était pas le seul à se réjouir au terme du combat. Lavigne était aux premières loges pour cet évènement d'envergure. Une soirée qu'il se souviendra longtemps.
«C'est beaucoup d'émotions, a-t-il souligné. Pour moi, c'était comme si je développais mes cadeaux de Noël avant le temps. Quand on nous donne une assignation aussi importante, c'est comme une tape dans le dos. C'est une bonne dose de reconnaissance.»
La suite des choses pour «GSP»?
«Des vacances et du temps pour désenfler ses bleus!» a lancé Lavigne en riant.
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