Sébastien Bouchard  

Sébastien Bouchard

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Combats

Bouchard parlera avec ses poings

Le 31 octobre 2012 à 18h44 | Stéphane Cadorette, Agence QMI

Sébastien Bouchard prépare son quatrième combat professionnel, samedi à Montréal, avec son énergie et sa discrétion habituelles.

Ce n'est que dans l'arène du Centre Bell qu'il entend tout mettre en œuvre pour fermer le clapet à son bavard adversaire.

En sous-carte de la finale opposant Lucian Bute à Denis Grachev, qui sera présentée sur Illico à compter de 19h, Bouchard (3-0-0, 2 K.-O.) affrontera Glisandy Mejia, un boxeur de Terrebonne à la fiche identique.

Depuis peu, ce dernier a tenté de s'engager dans une guerre de mots avec son rival de Québec, mais c'est avec ses poings que Bouchard envisage donner la réplique.

«Il n'arrête pas de dire qu'il me cassera la gueule et plein d'affaires dans le genre. Il lance qu'il a hâte à la conférence de presse de la sous-carte (jeudi) pour me voir. Il va avoir une belle surprise, parce que je n'irai même pas à cette conférence-là.

«Je ne vais pas manquer une journée d'ouvrage pour lui. Je m'occuperai de tout ça dans le ring samedi», a affirmé le protégé de François Duguay, au Centre sportif Empire.

Travailleur et boxeur

C'est que l'athlète de 25 ans ne met pas tous ses œufs dans le panier de la boxe. Depuis des mois, il travaille dans le domaine de la construction le jour et enfile les gants le soir. Cette réalité lui fait brûler la chandelle par les deux bouts et sa détermination suscite l'admiration auprès de ses pairs.

«C'est un gros ‘guess' que certains prennent de se lancer dans la boxe à temps plein, mais je ne peux pas me permettre de vivre sans un boulot régulier.

«Je me considère encore comme en ascension et si je fais ce qu'il faut pour avoir un gros contrat un jour, peut-être que je pourrai avoir un rythme plus normal. En attendant, je ne rate pas un entraînement, je prends les combats et je ne veux pas brûler d'étape dans ma progression pour faire ensuite quatre pas en arrière.»

Belle visibilité pour Martel-Bahoeli

À première vue, Éric Martel-Bahoeli n'était pas convaincu qu'il s'agissait d'une si bonne idée de se lancer dans l'arène contre le Roumain Bogdan Dinu.

Puis, après mûre réflexion, le poids lourd de Québec en est venu à la conclusion qu'il devait relever ce défi contre un boxeur toujours invaincu en sept combats.

«Avec François (Duguay), on s'est assis, on a regardé le gars un peu et on s'est dit que ce serait une belle visibilité pour moi. Je m'en vais clairement là comme négligé, mais je n'ai rien à perdre», a-t-il dit après son entraînement quotidien.

Dans la mire de Martel-Bahoeli (7-2-0, 4 K.-O.), son combat revanche pour le titre canadien face au géant Raymond Olubowale (10-5-1, 7 K.-O.), en avril prochain, à Calgary, représente l'objectif premier. Ce qui ne l'empêchait pas de relever le défi qu'Interbox lui a offert.

«Je vois juste du positif dans tout ça. Non seulement je risque de faire parler de moi et de profiter d'une belle expérience internationale, mais j'aurai cinq mois par la suite pour me remettre et me préparer», a-t-il résumé.

Pour se préparer le plus adéquatement possible à ces deux affrontements, Martel-Bahoeli a fait du gymnase son deuxième domicile et a abandonné plusieurs activités secondaires, comme son poste au sein du Tomahawk de Donnacona, dans la Ligue de hockey senior A de la Mauricie.

«Je me suis souvent battu avec des blessures, mais là, honnêtement, je suis en pleine forme. Je sais que j'ai encore du potentiel et pour être à mon mieux, j'ai sacrifié des choses. Je m'entraîne à fond, je ne sors plus, je mange bien et j'ai pris plusieurs journées de congé au travail. Je veux plus que jamais donner tout ce que j'ai.

«Un gars comme Dinu, même s'il est invaincu, demeure humain. Un seul coup bien placé et je peux le surprendre.»

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