Simon KEan  

Simon KEan

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Boxe

Kean expulsé de l'équipe canadienne

Le 31 mai 2013 à 18h32 | Agence QMI / Nicolas Ducharme

Une autre tuile vient de s’abattre sur la tête du boxeur Simon Kean. Ses frasques des derniers jours ont été de trop pour Boxe Canada, qui a décidé de l’exclure de l’équipe nationale.

Le Trifluvien est présentement derrière les barreaux après avoir été accusé de conduite avec les facultés affaiblies et d'entrave au travail des policiers, le 26 mai dernier. On lui reproche aussi de ne pas avoir respecté ses conditions de remise en liberté, lui qui était déjà sous le coup d’accusations d’introduction par effraction dans un dessein criminel, de voies de fait causant des lésions corporelles ainsi que de menaces de mort dans une autre affaire ayant eu lieu un mois plus tôt.

En cour, le boxeur a reconnu avoir un problème de dépendance à l’alcool et à la cocaïne, en plus de demander de suivre une nouvelle cure de désintoxication.

Incapable de se battre au sein de l’équipe nationale, Boxe Canada a ainsi décidé de l’exclure jusqu’à nouvel ordre, lui qui avait représenté l’unifolié lors des Jeux olympiques de Londres.

«C’est un athlète de haute performance qui a signé un contrat avec nous. Mais puisqu’il n’est pas en mesure de se battre, nous ne pouvons pas continuer à l’avoir avec nous», a expliqué Robert G. Crête, directeur exécutif de l’organisme.

«C’est certain que nous sommes déçus. Simon nous a toujours bien représentés sur la scène internationale et nous n’avons jamais eu de problème avec lui.»

Une décision prise trop rapidement ?

L’entraîneur du pugiliste, Jimmy Boisvert, a avalé de travers la sentence de Boxe Canada.

«Je ne suis pas surpris, les connaissant. Je trouve qu’ils ont été vites en affaire. Normalement, tu es innocent jusqu’à preuve du contraire. Rendu où il en est, Simon n’avait pas besoin de ça. Ils auraient pu attendre.»

C’est par le biais d’internet et des médias que Boisvert a appris la nouvelle, chose qu’il déplore grandement.

En mesure de se battre

La perte du brevet de l’équipe nationale ne signifie pas pour autant que le poids lourd ne pourra pas se battre lorsqu’il recouvrera sa liberté. Il devra toutefois gravir les échelons de nouveau afin de retrouver sa place au sommet de la pyramide de Boxe Canada.

«Il va devoir gagner le championnat québécois, ce qui sera facile, soutient son entraîneur. C’est certain qu’ils ne voudront pas se priver d’un athlète de cette qualité.»

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