Combats

Fierté et déception à Québec

Le 10 août 2012 à 15h25 | Kevin Dubé, Agence QMI

Les nombreux partisans réunis vendredi à l'école secondaire Les Compagnons-de-Cartier ont tout fait pour envoyer des ondes positives à Sébastien Michaud et à Karine Sergerie.

Ils ont même troqué la Feuille d'érable pour les drapeaux de l'Arménie et de la Slovénie!

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Leurs favoris s'étaient inclinés plus tôt que prévu dans le tournoi olympique de taekwondo, mais ils avaient toujours de minces chances de se qualifier pour la ronde de repêchage qui, ultimement, pouvait les mener vers un combat pour la médaille de bronze.

Pour ce faire, le tombeur de Michaud au premier tour, l'Arménien Arman Yeremyan, et la Slovène Franka Anic, qui avait défait Sergerie en quart de finale, devaient remporter leur combat suivant pour rendre les deux Québécois admissibles au repêchage.

«Go Arman! Go Franka!»

La scène a donné droit à quelque chose de particulier. Les deux taekwondoïstes qui avaient mis fin abruptement aux chances des deux Québécois d'au moins se battre pour une médaille d'argent sont soudainement devenus les favoris de la foule, l'instant d'un combat.

Des «Go Slovénie!» se sont fait entendre lorsqu'Anic a croisé le fer avec la Coréenne Kyung Seon Hwang. Puis, 30 minutes plus tard, des «Go, Arman, go!» ont retenti dans l'espoir d'envoyer des ondes positives à l'Arménien qui avait le destin de Michaud entre les mains.

Toutefois, le résultat fut le même pour les deux. Ni l'un ni l'autre des tombeurs des Québécois ne sont parvenus à l'emporter, si bien que les cris d'encouragement se sont transformés en soupirs de déception.

Des gagnants

Gagne ou perd, la fierté de voir quatre représentants du Club de taekwondo de Sainte-Foy, à Québec, aux Jeux olympiques surpassait la déception des résultats aux yeux du président, André Huot.

«On aurait aimé obtenir deux médailles, c'est sûr. Toutefois, au niveau du club et de la région, on est gagnants. On a envoyé trois athlètes [François Coulombe-Fortier également] et un entraîneur [Alain Bernier]. C'est au-delà de nos espérances. Certains pays ne qualifient pas d'athlètes. Nous sommes un arrondissement de la ville de Québec et nous qualifions trois athlètes. C'est tout un accomplissement!»

Chose certaine, le vice-président du club et président de l'association régionale, André Marquis, ne croit pas qu'il s'agit d'un manque de préparation.

«Avec l'entraîneur qu'ils ont, je suis persuadé que la préparation était à son maximum. Je crois davantage que ce sont des stratégies qui n'ont pas fonctionné. Après tout, ils ont affronté des athlètes internationaux, les meilleurs au monde.»


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