Jacques Villeneuve  

Jacques Villeneuve

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Allgaier l'emporte par K.-O.

Le 18 août 2012 à 13h37 | Louis Butcher, Agence QMI

La course d'autos tamponneuses a fait un gagnant inattendu samedi au circuit Gilles-Villeneuve : Justin Allgaier.

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Comme c'est souvent le cas à Montréal, cette victoire a été acquise dans le tumulte après une série de relances tardives, marquées par d'innombrables bousculades.

Impliqué dans un accrochage très controversé avec Alexandre Tagliani, à 10 tours de la fin, Villeneuve s'est fait donner la monnaie de sa pièce par Allgaier, dans une manœuvre survenue au dernier tour et qui, pour plusieurs, a pris des allures de vengeance.

«Jacques s'est mis à ralentir très sérieusement à la sortie du virage 6 et je suis parvenu immédiatement derrière lui, a expliqué le coéquipier de Tagliani. Je n'ai pu l'éviter même en freinant très fort. Mais n'interprétez pas ça comme un geste délibéré.»

Tous les coups sont permis

Villeneuve, lui, n'a pas caché sa frustration après avoir été l'un des grands perdants de cette course folle qu'il a menée pendant 43 tours.

Il sera finalement classé troisième derrière son coéquipier chez Penske, Sam Hornish fils.

«Nous avions la voiture pour gagner, mais on n'est jamais certain de rien en NASCAR, tant et aussi longtemps que le fil d'arrivée n'a pas été franchi.

«Allgaier m'a frappé à un endroit où je ne m'y attendais vraiment pas, a poursuivi Villeneuve. C'est d'autant plus frustrant que notre voiture était intouchable.

«Il m'a utilisé pour freiner. Montréal n'a été qu'une répétition de ce qui s'est produit à Road America en juin. En NASCAR, si je comprends bien, tous les coups sont permis.»

Or, il appert que Villeneuve risquait la panne d'essence.

Son dernier arrêt au puits a été effectué au 46e tour alors que l'épreuve a été prolongée à 81 tours (74 étaient prévus initialement).

«Ma pression d'essence s'est mise à chuter, mais sans trop d'inquiétude. Je souhaitais juste ménager ma mécanique.»

Après la course, Villeneuve s'est pointé à la hauteur de la voiture d'Allgaeir pour lui montrer son mécontentement.

Ses ambitions de devenir le premier Québécois à remporter une course de la série Nationwide, sur le circuit qui porte le nom de son père de surcroît, doivent être à nouveau reportées.

De l'accident l'impliquant avec Tagliani, Villeneuve prétend qu'il n'avait plus le choix d'agir.

«Dans certaines courbes, il était très lent et il n'arrêtait pas de me bloquer. Je sentais que les pilotes derrière commençaient à s'impatienter. Nous nous sommes touchés, mais je croyais qu'en gardant le pied sur l'accélérateur, il s'en sortirait.

«Malheureusement pour lui, sa voiture a dérapé. Ce n'était pas mes intentions de le sortir.»

Tagliani : «Il a perdu un fan»

Parti en position de tête, Tagliani a vu son beau parcours être interrompu au 67e tour.

«Villeneuve a perdu un fan, a rétorqué le pilote de la série IndyCar. Il ne s'est pas comporté en champion du monde.

«Nous étions bien placés pour ramener une victoire en sol québécois. Il veut tellement gagner qu'il oublie la courtoisie, le respect et la façon de piloter sur une piste.

«Jacques s'est retrouvé derrière moi. Avoir su qu'il voulait me sortir, je l'aurais sorti avant. Je ne pilote pas comme ça et je ne commencerai pas ici.

«Sa réputation est de plus en plus ternie. Il doit faire un gros examen de conscience.»

Au 64e tour, Tagliani avait effectué un superbe dépassement au premier virage après une relance.

Séquence acclamée par la foule, qui l'a fait passer de la troisième à la première position.

«C'est sûr que Villeneuve ne l'a pas pris. Il doit comprendre qu'il n'est pas invincible», a conclu Tagliani.

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