Courses
Bergeron renoue avec la course automobile
Le 23 mai 2012 à 6h57 | Nicolas Ducharme, Agence QMI
L'été arrive à grands pas et plusieurs joueurs de hockey ont troqué leur bâton de hockey pour ceux de golf... sauf le défenseur du Lightning de Tampa Bay Marc-André Bergeron.
Pour une deuxième année, l'ancien des Canadiens de Montréal est de retour sur les pistes de course du Canada au volant de sa Mazda RX-8.
Samedi dernier, lors de sa première sortie en 2012, Bergeron a terminé en 20e place sur la piste de Mosport, en Ontario.
Au même moment l'an dernier, ses coéquipiers et lui faisaient face aux Bruins de Boston en finale d'association de la LNH. Bergeron n'avait donc pas la tête à la course. Cette fois, puisque le Lightning n'a pas accédé aux séries, le Trifluvien a eu tout le temps voulu pour préparer sa saison en série Canadian Touring Car Championship (CTCC).
«L'année dernière, je n'étais pas capable de suivre, explique-t-il. Notre moteur n'avait pas de puissance et je n'étais pas capable de me battre avec les autres. Cette saison, j'aimerais pouvoir suivre le peloton, que ce soit celui du milieu ou de derrière.»
Afin de pouvoir compter sur une bonne voiture, il a fait préparer sa Mazda à l'usine Speedsource, située à Sunrise en Floride, qui est, ironiquement, le domicile des rivaux du Lightning, les Panthers. Bergeron n'a toutefois pas d'attente quant à une possible victoire.
«Je traîne toujours une bouteille de champagne, mais je n'ai pas eu la chance de l'ouvrir. Ça se pourrait qu'elle ne soit plus bonne lors que je devrai la déboucher», lance-t-il en ricanant.
Après-carrière
Le défenseur ne semble pas être à la recherche de la victoire à tout prix. Il voit plutôt ce loisir comme une préparation pour son après-carrière.
«Les hockeyeurs sont habitués de carburer à la pression et d'avoir la pédale au fond, souligne-t-il.
Après six mois à la retraite, un joueur peut commencer à trouver le temps long. Là, j'ai peut-être trouvé ma passion. Au début, je ne m'attendais à rien et je ne savais pas si j'allais aimer. Mais depuis, je me suis rendu compte que j'aime courser, tout autant que j'aime gérer l'équipe.»
Bergeron ne s'est pas heurté aux inquiétudes de sa formation de la LNH quant à son passe-temps, puisqu'il est inscrit dans son contrat qu'il peut pratiquer la course automobile.
«Ce sont des voitures sécuritaires. Je me suis déjà fait frapper au hockey et ça fait bien plus mal que les accrochages que j'ai eus en piste», révèle-t-il.
Cinq week-ends de course
Cette saison, Bergeron participera à cinq des huit événements prévus au calendrier de la CTCC, soit sur les circuits de Mosport en Ontario, Gilles-Villeneuve à Montréal à deux reprises, Mont-Tremblant et Trois-Rivières. Son écurie, Masif Performance, est composée de deux mécaniciens et de son père, qui le suit sur la route comme à l'époque où il le trimbalait d'un aréna à un autre.
Le hockeyeur comptera sur l'appui d'une douzaine de commanditaires, dont Canadian Tire et l'équipementier sportif Reebok. Comme quoi son gagne-pain n'est jamais très loin de son loisir.
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