Courses
Dumontier à l’assaut de Montréal
Le 1 août 2012 à 17h10 | TVA Sports
«Plusieurs personnes disent que la série Nationwide, ce n'est pas comme la série Coupe Sprint, que c'est un peu comme la Ligue américaine de hockey.»
À la lumière de cette comparaison, le grand patron d'Octane Management, François Dumontier, est conscient que l'épreuve du NAPA Pièces d'autos 200 en série Nationwide n'attire pas la même clientèle à Montréal que le Grand Prix du Canada de Formule 1.
À VOIR | Dumontier à l'émission «Le Match de l'été» - 1re partie - 2e partie
«Même si c'est une course d'autos, il ne s'agit pas du même marché ni du même public, a déclaré Dumontier sur les ondes de la chaîne TVA Sports, mercredi. Je croyais au départ que la clientèle du Grand Prix viendrait au NAPA 200. Toutefois, la réalité est fort différente.»
Mais après cinq ans d'activités, la course a fait ses preuves sur le circuit Gilles-Villeneuve de l'île Notre-Dame et le principal intéressé en est pour quelque chose.
Dumontier a été agréablement surpris le mois dernier lorsque le gouvernement du Québec a fait une volte-face pour octroyer une subvention de 800 000$ à la course NASCAR.
«Est-ce que notre crédibilité a joué dans la balance? Je crois que oui. Mais je pense avant tout que le dossier que nous avons présenté a fait toute la différence», a-t-il avoué.
«Il faut comprendre que si on évalue le Grand Prix du Canada, il avait déjà fait un bon bout de chemin en 2008-2009. Ça faisait déjà 30 ans que la course faisait ses preuves. C'était plus facile pour le gouvernement de l'appuyer. Le NAPA 200 avait encore tout à prouver à ce moment-là.»
Fin négociateur
Même s'il ne veut pas se donner tout le crédit, Dumontier a lui-même prouvé qu'il excelle lorsqu'arrive le temps de négocier.
Le promoteur a d'ailleurs convaincu le grand manitou de la F1, Bernie Ecclestone, de passer l'éponge sur les vieilles chicanes et de ramener le Grand Prix à Montréal.
«Il a une réputation qui le précède, a reconnu Dumontier, mais il sait ce qu'il veut et quand, de l'autre côté de la table, on sait ce qu'on veut, on réussit à trouver un terrain d'entente.»
«Ça n'a toutefois pas été extrêmement difficile de le convaincre puisqu'il voulait déjà que la course revienne à Montréal. Il a reconnu que le Canada manquait au tableau de la F1.»
Ce n'est cependant pas la seule réussite de Dumontier. Un an plus tôt, la ministre du Tourisme du Québec, Nicole Ménard, avait affirmé qu'elle n'était pas prête à investir des sous dans une course NASCAR. Maintenant, avec près d'un million $ en subventions, Dumontier peut dire qu'il a remporté son pari.
«On a mis sur la table un dossier solide, qui disait au gouvernement que oui, ça vaut la peine d'investir dans cet évènement. Les retombées économiques ne sont pas les mêmes qu'en F1, mais les courses sont excitantes et nous avons un bon mélange de pilotes québécois, de pilotes réguliers de la série Nationwide et de vedettes de la série Coupe Sprint.»
L'épreuve sera disputée le 18 août.
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