Courses

«J'ai dit ce que je pensais» -Jacques Villeneuve

Le 8 juin 2012 à 12h42 | TVA Sports

Vingt-quatre heures après s'être prononcé sur le conflit étudiant qui paralyse Montréal, Jacques Villeneuve maintient son point de vue.

«J'ai dit ce que je pensais et j'ai répété ce que je dis aux gens lorsque j'en discute», a dit l'ex-champion du monde de la F1 à l'émission «L'Esprit d'équipe», sur les ondes de la chaîne TVA Sports.


Villeneuve déplore que les gens qui soutiennent la cause du conflit étudiant lui adressent des messages haineux alors qu'ils revendiquent eux-mêmes le droit de s'exprimer librement.


«J'ai reçu des messages très agressifs, a-t-il raconté. C'est dommage de voir ces réactions, car apparemment, ils prônent la liberté d'expression, mais là on n'a pas le droit de dire ce qu'on pense parce que ça va à l'encontre de [ce que les manifestants] disent.»


À l'occasion du cocktail d'ouverture du Grand Prix du Canada, l'ancien champion de Formule 1 a exprimé son désarroi face au mouvement de contestation.

«Qu'ils arrêtent. Ça coûte une fortune à la Ville, ça n'a juste pas de bon sens», a lancé l'ex-coureur sur le tapis rouge d'un événement.

«Ils ont passé toute leur jeunesse à grandir sans que leurs parents leur disent non», a-t-il ajouté, visiblement ulcéré par les revendications des groupes étudiants.

Moins populaire

Les menaces de manifestations lors du Grand Prix ont peut-être poussé quelques amateurs à renoncer à assister à l'événement cette année.

«Effectivement, il n'y pas autant de spectateurs que lors des années passées. C'est l'effet négatif du conflit étudiant.»

Selon Villeneuve, les événements ne dérangent pas trop les pilotes. «On ne voit pas trop les pilotes quand ils travaillent. Ils ne sont pas perturbés par ce qui se passe à l'extérieur du circuit. Ils se donnent pour le public.»

Sérénité

Par ailleurs, on a demandé à Villeneuve s'il était en paix avec la F1.

«Tout à fait. Il y a des choses qu'on ne peut pas contrôler. Ce sont des bolides incroyables à piloter. Je mentirais si je disais que je refuserais une offre, mais il n'y a pas d'opportunité.

«Je passe aussi mon temps à organiser des courses en NASCAR.»

Commentaires :