Lance Armstrong  

Lance Armstrong

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Reuters / Eric Gaillard © Thomson Reuters 2012

Cyclisme

Armstrong banni à vie

Le 23 août 2012 à 18h12 | TVA Sports

L'Agence américaine d'antidopage (Usada) a radié Lance Armstrong à vie du cyclisme professionnel, vendredi.

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Cette agence n'a toutefois pas le mot final en ce qui à trait à ses titres acquis au Tour de France, entre 1999 et 2005. Cette décision, qui n'a toujours pas été prise, revient ultimement à l'Union cycliste internationale (UCI) et à la société organisatrice du Tour de France (ASO).

Armstrong a déclaré jeudi qu'il ne se battrait pas contre les accusations d'usage de substances interdites de l'Usada qui pèsent sur lui.

«Vient un moment dans la vie d'un homme où il doit dire : "Assez, c'est assez", a déclaré Armstrong dans un communiqué. On prétend que j'ai triché que j'ai disposé d'avantages injustes dans ma séquence de victoires du Tour de France à partir de 1999.

«Ces trois dernières années, j'ai été le sujet d'une enquête criminelle fédérale et d'une chasse aux sorcières menée par le président de l'Usada, Travis Tygart. Ma famille en paie le prix et avec tout mon travail pour ma fondation (Live Strong pour la recherche contre le cancer), cela m'amène a décider que j'en ai fini avec ce non-sens.»

Armstrong, retraité du cyclisme professionnel depuis l'année dernière, a refusé d'aller en arbitrage, son dernier rempart contre l'Usada. L'Américain est épuisé par les accusations qui pèsent sur lui et estime que les centaines de tests antidopage qu'il a subis dans sa carrière en ont assez fait pour prouver son innocence.

«C'est un triste jour pour tous ceux d'entre nous qui aimons le sport et nos athlètes», a quant à lui mentionné Tygart.

«Il s'agit d'un exemple poignant de la manière dont la culture du gagner-à-tout-prix peut, si elle n'est pas contrôlée, submerger la compétition juste, sûre et honnête. Cependant, pour les athlètes propres, c'est un rappel rassurant qu'il y a un espoir pour les générations futures de concourir sans l'usage de drogues qui améliorent les performances.»

Armstrong clame son innocence

Armstrong insiste sur le fait que sa décision ne veut pas dire pour autant qu'il admet s'être drogué, mais plutôt qu'il refuse d'entrer dans un processus qu'il juge inapproprié et injuste envers les athlètes.

«Je sais qui a gagné ces sept Tours, mes coéquipiers savent qui a gagné ces sept Tours et tout le monde qui a couru contre moi sait qui a gagné ces sept Tours», a-t-il martelé.

Le dossier de l'Usada contre Armstrong est étoffé : il implique l'usage d'EPO et des transfusions sanguines, à partir de 1996. L'enquête fédérale avait été fermée en février dernier, mais rouverte en juin quand l'agence a disposé de nouvelles preuves contre le cycliste.

L'Usada prétend que 10 anciens coéquipiers d'Armstrong sont prêts à témoigner contre lui. Parmi eux se trouve Floyd Landis, lui-même vainqueur déchu du Tour de France 2006 pour une affaire de dopage.

Quelles sont les vraies intentions de l'USADA?

La cour américaine s'est interrogée, plus tôt cette semaine, sur les intentions de l'agence américaine d'anti-dopage.

«La conduite de l'Usada soulève de sérieuses questions, à savoir si son réel intérêt d'accuser Armstrong est de combattre le dopage ou d'assouvir des motivations beaucoup moins nobles, comme la politique ou la publicité», a déclaré le juge Sam Sparks, qui a tout de même rejeté une poursuite d'Armstrong à l'endroit de l'Usada.

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