Cyclisme
Lars Petter Nordhaug triomphe
Le 9 septembre 2012 à 7h01 | Agence QMI et TVA Sports
Le Norvégien Lars Petter Nordhaug (Sky) l'a emporté lors du sprint final le Grand Prix cycliste de Montréal, dimanche, après avoir fourni un effort colossal en fin de parcours.
Le Grand Prix cycliste de Montréal était présenté en direct sur les ondes de la chaîne TVA Sports.
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Le vainqueur aura mis un temps de 5 h 28 min et 29 s pour franchir le fil d'arrivée.
Moreno Moser (Liquigas) et Alexandr Kolobnev (Katusha) ont complété le podium.
«C'était incroyable, a déclaré Nordhaug. J'ai essayé de rester devant pour protéger Boasson Hagen des attaques, mais je me sentais tellement bien et j'ai décidé de décoller dans les trois derniers kilomètres. J'avais des jambes incroyables aujourd'hui!
«C'était fabuleux de courir aujourd'hui, a poursuivi le gagnant. Avec la foule des deux côtés de la route, c'est une belle arène pour tenir une course cycliste. J'ai beaucoup grandi comme coureur cette année, mais cette victoire à Montréal est sans aucun doute la plus grande chose que j'ai réalisée.»
Quant à celui qui a terminé deuxième, Moser, il a tout donné dans les derniers mètres.
«Pendant le dernier kilomètre, j'étais complètement vidé. Je n'avais plus rien dans les jambes», a-t-il déclaré à la chaîne TVA Sports.
L'un des favoris de la foule, le Français Thomas Voeckler, a pris le 21e rang. Ryder Hesjedal (Garmin), premier Canadien de l'histoire à remporter plus tôt cette année le célèbre Giro d'Italie, et décevant vendredi à Québec, a livré une belle bagarre à la fin, terminant 23e à 11 secondes du gagnant. Meilleur représentant de l'unifolié, Hesjedal a fini tout juste devant les Québécois David Veilleux (Europcar) et François Parisien (SpiderTech).
«Évidemment, j'ai réussi un podium ici en 2010 et j'aurais souhaité y monter encore, a déclaré Hesjedal. Mais, il faut aussi se montrer réaliste. J'étais en parfaite forme au Giro, j'ai ensuite été blessé et il a fallu récupérer pendant que les autres continuaient leur progression. Tout compte fait, je dois me dire heureux de ma performance aujourd'hui.»
La victoire de Nordhaug a constitué une surprise, parce qu'au moment où il est monté en danseuse, il souhaitait forcer la note pour obliger Peter Sagan (Liquigas) à se commettre, ce qui aurait pavé la voie au meneur de son équipe (Sky), son compatriote Edvald Boassen Hagen. Cependant, il a été surpris de constater qu'il avait l'énergie pour demeurer aux commandes. De là la beauté de la compétition cycliste : tout est possible et tout peut se jouer dans les derniers mètres.
Jusqu'aux deux derniers tours, aucune équipe n'a voulu prendre le contrôle. Trois cyclistes se sont maintenus devant, en échappée, soit Manuele Boaro (Saxo Bank), Cyril Gautier (Europcar) et Egoi Martinez (Euskaltel). Ils ont été rejoints avec 20 km à avaler. Quand le peloton est passé aux choses sérieuses, le spectacle a été palpitant.
Les Québécois
«C'est vrai, personne n'a voulu assumer le leadership, a commenté David Veilleux, qui pourrait devenir le premier Québécois à accéder au Tour de France, en 2013. Ç'a davantage été une question d'attente. J'ai essayé quelque chose à la fin, mais ça n'a pas fonctionné. Je n'ai pas de regret puisque j'ai tout donné. Cette fin de semaine m'a permis de constater que j'ai vraiment progressé.»
Hugo Houle, de SpiderTech, arrivé avec cinq minutes de retard (97e), était d'accord pour dire que les clans se sont beaucoup étudiés.
«Ils n'étaient que trois devant depuis le début de la course, alors ça n'inquiétait personne derrière. On a pu prendre notre temps parce que l'écart (qui était de plus de six minutes à un certain moment) était facile à combler.»
Houle a savouré le contact avec le public montréalais.
«C'était super spectaculaire de voir tout ce monde dans la montée Camilien-Houde.»
Parisien, le meilleur de son pays à Québec, respirait la satisfaction du devoir accompli.
«Les vents de face dans la montée Camilien-Houde du mont Royal ne m'ont pas trop affecté parce que mes coéquipiers me remontaient aux meilleures places chaque fois au pied de la bosse.»
L'autre Québécois, Guillaume Boivin (SpiderTech) a mérité la 116e position.
Une dernière pour Barry
Coéquipier du vainqueur du jour, Michael Barry (Sky) a offert sa dernière prestation devant les siens, croisant le fil d'arrivée au 57e rang.
«J'ai annoncé ma retraite à la fin de la saison. Comme je n'ai pas souvent eu la chance de pédaler au Canada durant ma carrière professionnelle, le Grand Prix d'aujourd'hui a été émotivement difficile. À la fois, il a été mémorable.
Il s'agissait de la troisième présentation de ces Grands Prix de Québec et Montréal, les seules épreuves du World Tour à être disputées en Amérique du Nord.
Aucune trace des violents orages de samedi soir n'a été visible et tout s'est déroulé sur un parcours impeccable et sécuritaire pour les coureurs.
Un total de 167 athlètes et 21 équipes ont participé à cette deuxième épreuve en trois jours. Celle de Québec avait eu lieu vendredi.
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