Cyclisme
Pendrel ne peut faire mieux qu'un 9e rang
Le 11 août 2012 à 6h01 | Steve Buffery, Agence QMI
Sous le ciel très bleu d'Hadleigh Farm, samedi matin, en Angleterre, la cycliste canadienne Catharine Pendrel avait les blues.
Spécialisée dans le vélo de montagne, l'athlète de Kamloops de 31 ans était l'une des favorites pour remporter une médaille au cross-country, mais ce n'est pas arrivé.
Pendrel, quatrième à Pékin en 2008, a fini au neuvième rang de l'épreuve, samedi, plus de trois minutes derrière la gagnante, la Française Julie Bresset.
«Qu'est-ce que je peux dire? Ce n'est pas ce à quoi je m'attendais aujourd'hui, a laissé tomber Pendrel. Ce n'est pas ce que j'espérais. On ne s'était pas préparés pour ça. Je me sentais exceptionnellement bien vendredi et aujourd'hui [sanedi], je ne l'avais pas.»
«Je suis désolée parce que je sais que beaucoup de gens se sont levés à 4 h 30 en Colombie-Britannique pour me regarder, a-t-elle ajouté. Mais c'est ce que j'avais pour cette journée. Malheureusement, cette journée n'arrive qu'aux quatre ans. Alors ce sera peut-être à Rio (en 2016).»
Pendrel, qui a pour habitude de commencer lentement et de revenir sur le haut du peloton en cours d'épreuve, était parmi les meneuses dès le début, samedi. Mais elle a commencé à perdre du terrain en milieu de course, puis est tombée septième, à 48 secondes de la meneuse.
Elle a poursuivi sa chute jusqu'à la neuvième place dans les derniers moments de l'épreuve.
Les participantes devaient effectuer six tours sur une piste d'environ cinq kilomètres à Hadleigh Farm, à une trentaine de kilomètres de Londres.
La cycliste née au Nouveau-Brunswick savait qu'elle n'était pas elle-même dès le deuxième tour.
«Je n'ai jamais reculé de cette façon dans une course auparavant, a-t-elle affirmé. Habituellement, je vais vers l'avant et je suis agressive. Je n'ai juste jamais trouvé mon rythme.»
En plus de son bon résultat à Pékin en 2008, Pendrel a gagné le Championnat du monde en Suisse en 2011 et mène actuellement au classement de la Coupe du monde 2012 de l'Union cycliste internationale (UCI).
Nul besoin de le dire : avec une seule médaille d'or depuis le début des Jeux avant sa course, il y avait beaucoup de pression sur elle pour qu'elle fasse passer le total à deux.
Mais le directeur de la haute performance à Cyclisme Canada, Jacques Landry, réfute l'hypothèse selon laquelle la cycliste a croulé sous la pression.
«Je ne pense pas qu'elle se voyait comme la favorite, a-t-il observé. Lors des dernières épreuves de la coupe du monde, elle n'était pas dans la course au podium et je pense que ça lui a enlevé de la pression à ce niveau.»
Batty, la survivante
L'Ontarienne Emily Batty participait également à la course même si elle s'est blessée à la clavicule à l'entraînement, mardi. Elle a terminé à la 24e place.
«Ma tête n'est pas brisée, mes jambes ne sont pas brisées, mais mon cœur est brisé, a-t-elle déclaré, après l'épreuve.
«Malgré les circonstances, je ne pouvais pas ne pas y être. Être Canadienne, c'est être forte et fière et c'est dans cet état d'esprit que j'ai fait cette course.» L'Allemande Sabine Spitz, qui avait remporté l'or à Pékin en 2008 et le bronze à Athènes, en 2004, a terminé au deuxième rang, une minute derrière la gagnante. La médaille de bronze est allée à l'Américaine Georgia Gould.
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