François Parisien  

François Parisien

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Agence QMI

Cyclisme

Repartir à zéro

Le 8 septembre 2012 à 12h01 | TVA Sports

François Parisien a été le meilleur canadien en terminant au 10e rang lors du Grand Prix cycliste de Québec, vendredi. Il a réussi à dompter un parcours aux pentes abruptes et aux montées difficiles, qui a forcé à l'abandon certains des plus expérimentés cyclistes de la planète.

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Le Québécois s'était déjà habitué à faire face à l'adversité et à «remonter la pente», puisqu'il a souffert d'une dépression l'hiver dernier.

«J'ai eu une grosse blessure à un genou et j'ai vraiment vu le fond du baril comme on dit, a expliqué le coureur lors de son arrivée à Montréal. Je suis reparti complètement à zéro, je me suis rebâti en tant qu'athlète. J'ai refait toutes les bases, j'ai des fondations qui sont maintenant plus fortes et puis c'est payant.»

L'athlète québécois a tiré plusieurs importantes leçons de cette période noire de sa vie.

«Au cours de l'hiver, j'ai travaillé beaucoup sur l'aspect mental de ma course; l'aspect mental de moi, Francois Parisien. Je le dis un peu à la farce, mais c'est vraiment «la dureté du mental!» Il s'agit d'être plus fort mentalement, d'être plus stable et resté positif quand il arrive de petites anicroches. Par exemple, hier, je suis tombé au premier tour. Avant, j'aurais pris mon vélo et je l'aurais lancé par-dessus la barricade!

«Maintenant, j'ai réussi à garder mon calme. J'ai réfléchi, j'ai remis ma chaîne tranquillement et je n'ai pas paniqué. Ce sont tous ces petits aspects-là qui font qu'en fin de compte ça paye.»

Parisien n'a pas seulement ravi les amateurs de cyclisme canadiens en terminant au 10e rang à Québec, il a aussi continué de se prouver à lui-même qu'il avait bel et bien réussi à chasser ses démons.

«Même sans avoir eu un résultat comme celui d'hier, j'ai pu mettre tout ce qui m'était arrivé derrière moi, a admis Parisien. J'ai déjà prouvé, non seulement à moi-même, mais aussi à l'équipe, que j'avais déjà évolué en tant qu'athlète. C'est sûr qu'avec hier (vendredi), peu importe ce qui va arriver demain (samedi) lors de la course, je suis totalement satisfait de ce que j'ai fait.»

Devant parents et amis

Natif de Montréal, Parisien coursera donc devant une foule partisane dans un décor qu'il connaît bien. C'est bien évidemment un sentiment bien particulier qui l'habitera lorsqu'il affrontera le Mont-Royal.

«J'aime beaucoup ce parcours, qui a un cachet spécial pour moi, a affirmé le Québécois. Chaque année, il doit y avoir 30 000 partisans qui crient mon nom sur le bord de la route, alors c'est vraiment quelque chose de spécial. Plus il y a de gens qui crient mon nom, plus ça me donne des ailes. J'invite vraiment les gens à venir nous voir demain, venir crier mon nom et celui des coureurs de l'équipe SpiderTech.»

Plusieurs l'ont répété, la course de Montréal est différente de celle de Québec dans la mesure où les montées du parcours sont moins drastiques. Parisien ne se voit pourtant pas désavantagé par le type de parcours qu'offre la métropole.

«C'est deux efforts qui sont différents, alors ça dépend vraiment de quels efforts chaque coureur préfère, a analysé le cycliste. Je suis un coureur qui s'adapte quand même bien à plusieurs types de parcours, j'ai de la difficulté à dire lequel des deux parcours va m'avantager. Par contre, j'ai toujours mieux fait à Montréal, alors je pars demain avec de bonnes aspirations.

«Je suis vraiment confiant pour demain. J'étais beaucoup moins nerveux avant le début de la course à Québec, et c'est la même chose à Montréal. J'ai confiance en mes moyens.»

L'équipe SpiderTech s'approche du but

Membre de l'équipe Spider Tech, le Québécois croit au potentiel de sa formation. L'équipe s'améliore d'année en année, et il ne serait pas surprenant de la voir faire le saut vers les ligues majeures du cyclisme mondial d'ici quelques années.

«Le rêve de Steve Bauer, qui est d'amener de jeunes coureurs canadiens au niveau international, est possible, ça prend seulement du temps, a lancé Parisien. Ça fait maintenant cinq ans que je travaille avec eux et je pense qu'on est rendu au moment ou on est prêts à aller jouer dans les grandes ligues plus fréquemment.

«La compagnie SpiderTech renouvelle leur support pour les trois prochaines années, ça nous prend par contre un deuxième partenaire pour vraiment faire le saut dans les grandes ligues l'année prochaine. Les chances sont très bonnes surtout avec ce que nous avons fait hier : nous avons placé trois coureurs dans les 25 premiers, aucune autre équipe n'a fait ça.»

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