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Les risques que court Baumgartner

Le 7 octobre 2012 à 13h38 | TVA Sports

Se lancer dans le vide à partir de la stratosphère, à 36 576 mètres d'altitude. Certains diront que l'Autrichien Felix Baumgartner a des nerfs d'acier, d'autres qu'il est complètement fou.

La chute libre de Baumgartner pour le Red Bull «Stratos» sera diffusée en direct sur les ondes de la chaîne TVA Sports, mardi à 8h.

L'objectif de Baumgartner : tenter de franchir la vitesse du son. L'exploit n'est pas garanti, puisqu'on estime que le trompe-la-mort autrichien devrait atteindre les 1110 km/h dans sa chute. La vitesse du son est approximativement de 1234 km/h dans l'air.

Ce qui est certain, c'est qu'il mettra sa vie en danger en se lançant dans le vide du haut des cieux.

«Il y a des risques de surchauffe de l'équipement, de dépressurisation, de malfonction du parachute ou encore de perte de connaissance du parachutiste», a expliqué l'expert en parachutisme Pierre-Alexandre Rousseau à la chaine TVA Sports, dimanche.

Comment se préparer pour de tels périls? Baumgartner a effectué un test de saut le 25 juillet dernier à 29 260 mètres, atteignant une vitesse de 864 km/h, soit celle d'un avion de ligne.

Pour s'assurer qu'il n'y ait pas de problème, les conditions climatiques devront tout d'abord être optimales. Red Bull a déjà reporté le saut de lundi à mardi, à cause des forts vents prévus à Roswell au Nouveau-Mexique, lieu du lancement.

Les objectifs scientifiques

L'exploit de Baumgartner est certes spectaculaire, mais permettra aussi à la science d'avancer. Pendant le vol, des données seront recueillies pour améliorer la sécurité des vols spatiaux et pour développer des mesures de survie pour les astronautes. Le milieu du parachutisme ne sera pas laissé de côté non plus.

«Au niveau de la fabrication du parachute, il s'est fait de nouvelles choses pour les impacts à l'ouverture, de la vitesse et en prévision des changements de température, a énuméré Rousseau. On va grandir dans le domaine de la sécurité en parachutisme.»

(Avec la collaboration d'Elizabeth Rancourt)

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