Arttu Pihlainen  

Arttu Pihlainen

Crédit photo :
Agence QMI

Divers

Les X Games dans la mire

Le 17 mars 2012 à 18h58 | Richard Boutin, Agence QMI

Le Red Bull Crashed Ice souhaite faire son entrée dans le cercle fermé des disciplines des X Games.

«Il y a des pourparlers entre notre bureau-chef, en Autriche, et les gens des X Games, a confié le directeur du développement des affaires de Red Bull pour l'est du Canada, Sébastien Paradis. Ce serait très intéressant et il s'agirait d'une vitrine mondiale pour notre sport. Il faudra voir si le réseau ESPN [propriétaire des X Games] est intéressé.

«Des sports comme le slopestyle et la demi-lune en ski ont grandi dans les X Games. Notre sport correspond très bien à l'identité des X Games.»

Si Red Bull lorgne les X Games, il en va autrement pour les Jeux olympiques.

«On veut faire grandir notre sport, a indiqué Paradis, mais dans la structure du Red Bull Crashed Ice. On ne verrait pas notre arche au départ des Jeux olympiques.

«Avec l'entrée en scène du snowboard cross et du ski cross, je comprends l'intérêt des coureurs, a poursuivi Paradis, mais ce n'est pas dans notre intérêt. Nous ne sommes pas une fédération sportive et on ne poussera pas ce dossier.»

Expansion

Red Bull souhaite ajouter une ou deux étapes.

«On aimerait tenir six événements l'an prochain au lieu de quatre, a-t-il indiqué. Un deuxième arrêt aux États-Unis est dans le portrait. La popularité de l'étape de St. Paul a surpassé par 10 nos attentes et 80 000 personnes étaient présentes. Des villes comme Pittsburgh et Providence sont parmi les candidates.»
Paradis parle aussi d'une deuxième étape au Canada.

«Le pays est assez grand pour accueillir une autre étape, a-t-il indiqué. On vise l'Ouest. La passion du hockey est très grande au Canada et il y a aussi de l'intérêt de notre diffuseur Sportsnet, qui souhaite présenter une autre épreuve au Canada.»

Épreuve finale

Paradis assure que le statut de Québec comme épreuve finale du circuit ne sera pas en péril malgré la venue de nouvelles destinations.

«Même si notre présence à Québec ne date pas de 100 ans, on parle d'une épreuve mythique sur le circuit, a-t-il affirmé. C'est le bureau-chef, en Autriche, qui a demandé de terminer la série à Québec, et je ne prévois pas de changement.

«En 2006, à notre première présence à Québec, c'était une question de vie ou de mort, a ajouté Paradis. Si on n'avait pas connu de succès, le "ice cross downhill" aurait été abandonné puisque les premiers essais en Europe avaient été moyens.»

Québec, la plus difficile

À sa deuxième saison complète comme directeur sportif du Red Bull Crashed Ice, l'ancien patineur Christian Papillon est très heureux d'avoir concocté des parcours aux exigences très différentes.

Le Canadien Kyle Croxall a terminé en 12e position à Aare, en Suède.

«C'était la première fois depuis 2010 qu'il n'était pas sur le podium, a lancé Papillon avec un brin de fierté dans la voix. Cela prouve que j'ai réussi à le "challenger". Le Finlandais Arttu Pihlainen [deuxième au cumulatif] a terminé en septième place à Valkenburg, aux Pays-Bas. C'était le défi que je m'étais lancé de faire ressortir le meilleur de tous les athlètes et leurs qualités différentes.»

En début de semaine, les organisateurs mentionnaient que l'étape de Québec était la plus difficile.

«Physiquement, c'est l'étape la plus difficile, a confirmé Papillon. La piste est exténuante, surtout avec la chaleur. Certains coureurs ont même diminué le nombre d'entraînements afin de préserver leurs jambes. Le parcours était toutefois plus technique.»

Centre d'entraînement

Dans le but de favoriser le développement de son sport, Papillon mise sur la construction de centres d'entraînement.

«Il y en a déjà un en Autriche et on aimerait en construire d'autres dans des villes qui présentent des étapes du Red Bull Crashed Ice, a-t-il mentionné. Il faudrait être à Québec. Je travaille sur ce projet depuis quelques années, mais on me prend plus au sérieux maintenant que je suis directeur sportif. À Québec, il y a déjà un bassin de patineurs et plusieurs personnes aimeraient tenter l'expérience. Il faut dénicher des partenaires.»

Commentaires :