Le chef de mission du Canada, Mark Tewksbury.  

Le chef de mission du Canada, Mark Tewksbury.

Crédit photo :
Agence QMI

Divers

Objectif «top 12»

Le 17 avril 2012 à 20h53 | Alain Bergeron, Agence QMI

S'il titille les Britanniques, le décompte des 100 jours avant la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Londres stimule peu la curiosité québécoise, pour l'instant, sinon que pour le rappel de l'objectif du Canada d'y terminer parmi les 12 meilleures nations au classement des médailles.

Curieusement, c'est un vent d'hiver qui explique le mieux cette ambition de surpasser les 18 médailles et le 14e rang de 2008 à Pékin. Impérial avec ses 14 médailles d'or, 26 au total, et sa troisième place au concours des nations, le pays transpose ses résultats des Jeux de Vancouver sur le «happening» olympique de cet été.

«Vancouver va rester gravée dans la mémoire des Canadiens. Ce qu'on a vu a contribué à ouvrir la machine encore plus, à nous faire réaliser qu'on est capable, collectivement, d'atteindre un objectif. Avec l'avènement des réseaux sociaux et du partage des connaissances entre toutes nos fédérations sportives, nos sports d'hiver et d'été forment maintenant une même famille», expose Sylvie Bernier, qui agira à Londres comme adjointe au chef de mission, Mark Tewksbury.

Financement accru

On a l'ambition de nos moyens, rappellent les sages. Ce bond espéré dans le tableau des médailles s'articule dans un financement accru pour les sports d'été. Des 44,5 millions $ consacrés durant le cycle de Pékin, l'aide financière d'À nous le podium (ANP) est passée à 48,9 millions $ pour soutenir les athlètes durant les quatre années menant aux Jeux de Londres.

Le programme ANP, financé à 56 % par Sport Canada, a profité d'un soutien additionnel de 2,3 millions $ du gouvernement fédéral en mars dernier. Cette aide ultime est tombée du ciel d'Ottawa à l'intention de huit sports jugés plus susceptibles de rapporter des médailles en terre britannique, soit la natation, le plongeon, l'athlétisme, le canoë-kayak, les sports équestres, le cyclisme, le soccer et la lutte.

Combien de médailles?

Se risquer sur le nombre de médailles canadiennes est plus hasardeux que de miser sur la présence de la reine Élisabeth II à la cérémonie d'ouverture. Le Comité olympique canadien refuse de se prêter à cet exercice. La différence entre un podium et une quatrième place se calcule parfois en millièmes de secondes ou en millimètres.

«On y va pour le top 12», répète avec prudence Sylvie Bernier, invitée à quantifier le nombre de médailles.

«Les attentes sont très élevées avec cet objectif des 12 premiers. À Pékin, l'objectif avait été fixé aux 16 premiers et on a terminé 14es. Rendu à ce niveau, on sait que les athlètes vont tout donner pour monter sur le podium», affirme la plongeuse médaillée d'or à Los Angeles en 1984, qui vivra ses 10es Jeux olympiques dans différents rôles.

Quelle sera la contribution des athlètes québécois, cette fois-ci? À l'ombre de Big Ben, on saura si des descendants se cachent derrière les plongeurs Alexandre Despatie et Émilie Heymans et l'adepte de taekwondo, Karine Sergerie, tous médaillés d'argent il y a quatre ans.

 

Commentaires :