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Le président de l'AJLNH, Donald Fehr

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Agence QMI

LNH

Content non, soulagé oui

Le 6 janvier 2013 à 11h56 | Enrico Ciccone

Après 113 jours de conflit, on ne peut faire autrement que d’être soulagé, mais si vous me demandez si je suis content, la réponse est non.

C’est tout simplement absurde d’avoir perdu autant de mois de hockey pour une telle entente.

Ce conflit a été couvert de ridicule et les seuls qui ont bénéficié de ça, ce sont les étudiants en droit. Ils ont eu un exemple concret des enjeux d’une convention collective. C’est toujours ça de gagné…

Maintenant, si on regarde certains points de l’accord, on se rend compte qu’il y aura encore des ententes de 7 ou de 8 ans accordés aux joueurs. Au moins, ce sera beaucoup plus difficile de faire des magouilles pour contourner la masse salariale. Mais les petits marchés eux? Ils auront encore de la misère à survivre et seront encore en difficulté.

Le fonds de pension, pourquoi?

Le fonds de pension était un point de litige important pour l’Association des joueurs, pourquoi? C’est simple. Durant le processus de négociations, les joueurs donnaient, donnaient et donnaient encore. Mais qu’est-ce qu’ils ont en retour?

Eh bien le fonds de pension est probablement la seule chose concrète que les joueurs pouvaient aller chercher.

Sauf qu’il y a un point qui m’échappe : pourquoi l’AJLNH a été forcée d’émettre une menace de dissolution pour que les propriétaires bougent?

Chose certaine, que l’on penche d’un côté ou de l’autre, je crois qu’il faut reconnaître la synergie qui régnait au sein de l’AJLNH. Disons que c’est plus difficile de rassembler 700 joueurs que 30 propriétaires.

Et Gary Bettman ne s’attendait sûrement pas à ce que les joueurs se tiennent à ce point-là.

Le mandat de l’AJLNH c’était de perdre le moins possible, et je pense que les joueurs peuvent dire mission accomplie.

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