Alouettes
Oublier le match de la semaine dernière
Le 15 septembre 2012 à 16h11 | Pierre Durocher, Agence QMI
Pendant qu'un autre chapitre de la misère des riches s'écrit au hockey, les joueurs des Alouettes se concentreront à faire oublier leur contre-performance de la semaine dernière à Vancouver, en tentant de battre les Roughriders de la Saskatchewan (5-5) dimanche après-midi.
Il s'agira du premier affrontement de la saison entre ces deux équipes et les Alouettes (6-4) ont tout intérêt à ne pas échapper de victoire à domicile s'ils entendent terminer la saison au premier rang du classement dans l'Est.
Les joueurs de Marc Trestman, qui présentent une fiche de 4-1 dans leur château fort, reconnaissent que la foule a joué un rôle lors des deux derniers gains survenus au stade sur la montagne, soit des victoires serrées de 31 à 29 contre les Tiger-Cats et de 30 à 25 contre les Lions.
«Je n'aime pas employer l'expression que la foule peut constituer notre 13e homme sur le terrain, mais ce fut le cas lors de la dernière rencontre locale», a reconnu le receveur de passes Éric Deslauriers.
«Nos partisans nous aident en faisant beaucoup de bruit lorsque l'équipe adverse tente de marquer un touché, surtout en fin de rencontre. Je peux vous assurer qu'il est difficile d'entendre les instructions du quart pendant le caucus quand les spectateurs crient à tue-tête.»
De l'énergie transmise aux joueurs
On se souvient que sur le dernier jeu du match du 31 août, Travis Lulay a tenté une passe dans la zone des buts et c'est un beau jeu défensif de Billy Parker qui a empêché les Lions d'inscrire un touché.
«La foule a été particulièrement bruyante ce soir-là, a rappelé Anthony Calvillo. On aura besoin de la même énergie transmise par nos partisans durant tout le match dimanche.»
«On doit gagner chaque partie à domicile, a ajouté Patrick Lavoie. C'est important. On en a perdu une de justesse contre Toronto (le 27 juillet). C'est suffisant.»
Les joueurs ont choisi d'oublier au plus vite leur contre-performance de samedi à Vancouver, une défaite de 43 à 10.
«C'est comme ça, au football, a souligné Deslauriers. Si on passe trop de temps à analyser ce qui n'a pas bien fonctionné lors du dernier match, des doutes peuvent s'installer. Il est donc important de chasser les pensées négatives et de se concentrer sur la prochaine rencontre. Nos entraîneurs font du bon travail à ce niveau.»
Des Roughriders explosifs
Les Roughriders s'amènent à Montréal forts de deux victoires contre Winnipeg, dont une par la marque de 52 à 0.
«C'est une équipe explosive et rapide à l'attaque, avec des gars comme Kory Sheets et l'excellent receveur Weston Dressler, a commenté Deslauriers. Ils ont commencé la saison en force, en remportant leurs trois premiers matchs. Je trouve que les Roughriders et les Alouettes se ressemblent. Tout est axé sur le concept d'équipe.»
«On a droit, habituellement, à des matchs très serrés entre ces deux formations, a rappelé Deslauriers. Comme ce fameux duel au début de la saison 2010, quand on avait perdu 54 à 51 en prolongation à Régina. Nos deux affrontements en finale de la Coupe Grey avaient aussi été chaudement disputés.»
L'an dernier, les Alouettes ont remporté leur premier match contre les Roughriders par la marque 39 à 25 en Saskatchewan avant de perdre le second à Montréal 27 à 24.
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