Ray Lalonde  

Ray Lalonde

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Alouettes

Ray Lalonde satisfait

Le 28 décembre 2011 à 7h09 | Nicolas Ducharme, Agence QMI

Le 16 mars dernier, Ray Lalonde était nommé président des Alouettes de Montréal. À l'approche du Nouvel An, le Trifluvien dresse un bilan très positif de sa première saison avec les Moineaux.

Lalonde, qui était jusque-là vice-président et chef de direction marketing des Canadiens de Montréal, s'attaquait à toute une tâche.

Il devait prendre la relève de Larry Smith, un président qui a permis aux Alouettes d'entrer dans le cœur des Québécois. L'équipe venait d'ailleurs de remporter deux Coupes Grey consécutives.

Selon le nouveau président, la transition s'est déroulée facilement.

«J'ai rapidement réussi à me remettre dans une situation de confiance. Nous avons connu une bonne saison comme équipe à domicile. Malheureusement, nous n'avons pu gagner la Coupe Grey.»

Si ce qui se passe sur le terrain est important pour Lalonde, il doit avant tout s'assurer que la popularité du club ne s'effrite pas, ce qui n'est pas facile dans une métropole dominée par les Canadiens et où l'Impact est de plus en plus populaire.

«Le hockey, c'est le sport national au Canada. C'est donc toujours un défi pour nous d'exister et de rayonner, malgré la présence de la Ligue canadienne de football depuis 100 ans. Ce n'est toutefois pas un sport étranger aux Québécois puisque le football amateur est très fort. C'est entre autres dû à l'excellente visibilité des Alouettes», a-t-il souligné.

Selon lui, peu importe le sport, chaque organisation doit obéir à des règles éprouvées.

«Les défis sont tous les mêmes. Il faut bâtir une expérience dans le stade qui est mémorable. Il faut offrir un divertissement aux amateurs du sport, et même les non partisans. Peu importe l'industrie, que ce soit du sport ou de l'événementiel, ton succès est toujours en fonction de ton produit.»

Trois écoles très importantes

Au fil de sa carrière, Ray Lalonde a occupé des postes dans la NBA, avec le programme de football de l'Université Penn State et bien sûr, avec les Canadiens. Trois écoles qui l'ont grandement aidé à faire croître la popularité des Alouettes.

«J'ai connu les années de gloire de la NBA, avec Michael Jordan et le «Dream Team». Faire de la mise en marché qui a un rayonnement mondial, c'est difficile de trouver mieux que ça.»

Chez les Canadiens, c'est l'importance de la tâche qui a permis à Lalonde d'en apprendre énormément.

«Ce fut une expérience très formatrice. J'ai été privilégié. Il fallait rebâtir une marque qui était dormante, perdue dans la panoplie d'équipes qui existent.»

Une chose est certaine, si Lalonde réussit à dupliquer avec les Alouettes ce qu'il est parvenu à faire avec le Tricolore, le Stade Molson sera plein à tous les matchs.

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