Football
Chevrier ronge son frein à Calgary
Le 12 juillet 2012 à 14h00 | Mathieu Boulay, Agence QMI
Le spécialiste des longues remises québécois Randy Chevrier vit des moments difficiles chez les Stampeders de Calgary.
Même s'il est en pleine forme, il a été laissé de côté pour un deuxième match de suite par l'entraîneur-chef de son équipe, John Hufnagel, jeudi. L'ancien des Redmen de McGill est déçu, mais il comprend la situation.
«J'ai fait tout ce que je pouvais pour être en uniforme. Je respecte la décision des entraîneurs qui veulent améliorer le sort de notre formation, a déclaré Chevrier. J'accepte mon rôle et la seule chose à faire est de continuer de travailler fort en attendant qu'on fasse appel à mes services. C'est une longue saison.»
C'est en consultant la liste des joueurs partants avant la rencontre contre les Argonauts de Toronto, la semaine dernière, que Chevrier a appris que sa séquence de 73 matchs consécutifs dans la Ligue canadienne de football (LCF) prenait fin.
«Après avoir constaté cela, j'ai parlé à mon entraîneur des unités spéciales (Mark Kilam) qui m'a expliqué la situation, a souligné le Montréalais. Ça fait partie de la "business" du sport professionnel.»
«Que ce soit à 20 ou à 36 ans, c'est toujours difficile de se faire retrancher, surtout le jour où tu apprends la nouvelle. Je crois toutefois que je suis encore le meilleur spécialiste des longues remises. Pourtant, j'avais fait mes preuves au dernier camp d'entraînement.»
Durant les heures qui ont suivi la nouvelle, «Chevy» a contacté quelques-uns de ses anciens coéquipiers afin de trouver des réponses à ses questions.
«J'en suis venu au constat que c'est mon attitude qui va déterminer si je jouerai ou pas. Je pourrais bouder, mais ce n'est pas dans mon tempérament. Je veux être un bon coéquipier et si c'est un rôle de support que l'on veut me donner, je vais l'accepter. Par contre, je veux jouer et je sais que je suis encore capable d'évoluer à un haut niveau de compétition.»
Si le vétéran de 36 ans est sur les lignes de côté depuis deux semaines, c'est en raison de la polyvalence du joueur canadien Tim St-Pierre. Tout comme le Québécois, St-Pierre est capable d'effectuer les longues remises avec efficacité. Dans ses autres missions, il est réserviste comme demi inséré tout en évoluant au sein des unités spéciales quand sa formation reçoit le ballon.
Avenir
Le contrat de deux ans qui lie Chevrier et les Stampeders se terminera à la fin de la présente saison. Avec les derniers événements, l'avenir du vétéran de la formation albertaine semble incertain.
«Je suis bien installé à Calgary, mais il ne faut pas oublier que c'est une longue saison, a-t-il déclaré. J'y vais une semaine à la fois.»
Même s'il dit qu'il n'est pas encore prêt à accrocher ses épaulettes, Chevrier travaille fort pour préparer son après-carrière.
«Tu ne sais jamais quand la fin va arriver. Je suis assez intelligent pour savoir que si ce n'est pas une décision des entraîneurs, c'est peut-être une blessure qui te forcera à prendre ta retraite.»
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