Danny Desriveaux  

Danny Desriveaux

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Desriveaux accroche ses crampons sans rancune

Le 4 décembre 2012 à 11h27 | Louis-André Larivière, TVA Sports

La migration de membres-clés des Alouettes vers Toronto bat son plein, mais le receveur de passes québécois Danny Desriveaux, lui, a choisi d'accrocher ses crampons.

Embauché par les Argonauts l'été dernier après avoir été libéré par les Alouettes, où il a évolué de 2007 à 2011, Desriveaux a officiellement annoncé sa retraite du football professionnel, mardi.

Bien que la retraite était un secret de polichinelle auprès de ses proches, le Lavallois de 30 ans souhaitait vivre une dernière aventure avant de mettre un terme à sa carrière.

«Ce n'est pas une décision que j'ai prise aujourd'hui. J'ai failli prendre ma retraite l'année dernière avant d'aboutir à Toronto, a-t-il confié lors d'un entretien avec TVA Sports. J'ai eu une opportunité de vivre l'année incroyable qu'on a eue.»

Choix de sixième tour des Alouettes de Montréal en 2006, Desriveaux assure qu'il n'est pas amer à l'égard des Argonauts ou des Alouettes, pour qui il a personnifié un véritable ambassadeur francophone pendant ses dernières campagnes dans le nid.

«Dans mes plus grands rêves, j'aurais connu des saisons de 1000 verges, 100 réceptions et 15 touchés et ç'aurait été le scénario idéal, mais ça n'a pas été ça. Mais je suis très confortable avec ça», a-t-il insisté, ajoutant qu'il était en paix avec les deux organisations qu'il a représentées.

Vague de moineaux à Toronto

Desriveaux quitte au moment où une vague d'Alouettes vient de s'installer dans la Ville Reine : l'ex-coordonnateur à l'attaque des Alouettes Marcus Brady s'est amené chez les Argonauts, lundi; l'entraîneur-chef de cette formation championne de la coupe Grey est Scott Milanovich, ancien adjoint de Marc Trestman, avec qui il a aspiré aux grands honneurs en 2009 et 2010 dans l'organisation des Alouettes.

Qui plus est, son ami Étienne Boulay a suivi ses traces en décrochant un contrat tardif après avoir été libéré à son tour par Montréal, l'été dernier.

Mais Desriveaux, qui a capté une seule passe en 2012, ne se ravise pas pour autant.

«J'aurais encore pu jouer une année ou deux, mais je préférais me consacrer à d'autres projets lors des 10 prochaines années, a-t-il expliqué.

«Il y a tellement d'instabilité dans le sport professionnel, que tu arrives au point où tu ne peux plus y rester.»

Il veut rester dans le football

À présent, Desriveaux regarde de l'avant. Cela ne veut pas dire qu'il coupe les ponts avec le sport qu'il affectionne depuis l'enfance.

«C'était la seule façon pour moi d'ouvrir une porte pour mon après-carrière. Je ne me vois pas loin du football, par contre, a-t-il prévenu.

«Si on me proposait un poste d'entraîneur ou un emploi pour développer les joueurs, je le considèrerais», a-t-il conclu, ajoutant qu'il a aussi la «piqûre» du monde des affaires.

Sa troisième conquête de la coupe Grey aura finalement été sa dernière.

Le produit de l'Université Richmond termine sa carrière dans la Ligue canadienne de football avec 63 réceptions, pour des gains de 672 verges et deux touchés.

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