Étienne Boulay  

Étienne Boulay

Crédit photo :
Agence QMI

LCF

Étienne Boulay accueilli les bras ouverts à Toronto

Le 16 juillet 2012 à 15h55 | Frank Zicarelli, Agence QMI

Il faudra attendre la fin de l'entraînement de mardi afin de savoir si Étienne Boulay sera en mesure de disputer la prochaine partie avec sa nouvelle équipe, les Argonauts de Toronto, mercredi.

Les Blue Bombers de Winnipeg seront alors les visiteurs à Toronto.

Deux fois gagnant de la coupe Grey, Boulay n'est pas du genre à se défiler. Il l'a prouvé encore lundi lorsque les médias lui ont demandé s'il avait bien noté que les Argonauts rendraient visite à son ancien club, dans une dizaine de jours.

«Je ne vous mentirai pas, a dit Boulay. J'ai regardé le calendrier des Argos. Mais, je ne vais pas regarder plus loin pour l'instant que le match contre les Blue Bombers.»

La vive déception d'avoir été blessé, puis d'avoir été remercié par les Alouettes a été un grand choc pour le fougueux athlète. C'est toute sa vie qui s'écroulait.

Mais, sa passion du football a refait surface rapidement. Ce n'était pas ainsi qu'il voulait voir sa carrière prendre fin.

«Je m'étais entraîné très fort, en m'imposant une foule de sacrifices depuis ma commotion cérébrale subie en octobre, a-t-il ajouté. Ce fut difficile. Je n'avais jamais auparavant été blessé sérieusement. Psychologiquement aussi, c'était pénible.»

Des choses à prouver

Quand le Québécois est revenu dans le feu de l'action pour une partie hors-concours, il y a quelques semaines, il a chassé tous ses démons. Jusqu'à ce que les Alouettes lui fassent savoir qu'ils n'avaient plus de place pour lui.

Pas une seconde depuis il n'a ralenti ses ardeurs. Il est expérimenté. Avoir la forme et LA forme de ceux qui vont au feu dans le football professionnel, ce sont deux choses distinctes.

«J'ai assurément des choses à prouver, a-t-il expliqué sans arrogance. À me prouver autant qu'à tous les experts de football. Quand tu te fais congédier, quel que soit ton métier, le coup fait mal. Mais, j'ai plein d'amis là-bas (chez les Alouettes) et je ne peux que leur souhaiter bonne chance. Je n'ai pas à leur en vouloir, ils n'y sont pour rien.»

À Toronto, les Argonauts ont embauché Boulay en misant sur ses qualités de meneur et sa stabilité.

«Peu importe le rôle qu'ils ont en tête pour moi, en défense ou sur les unités spéciales, je ferai de mon mieux.»

Dans le meilleur des mondes, Boulay endossera l'uniforme dès mercredi, sera utilisé à quelques reprises en défensive, davantage au sein des unités spéciales. Puis, contre les Alouettes le vendredi suivant, il sera sollicité à plein régime et contribuera directement à la victoire des Argonauts.

Barker sait à quoi s'attendre

Le directeur général des Argos, Jim Barker, connaît déjà bien le Québécois.

«Il court, il est rapide, il affectionne le jeu physique, a déclaré Barker. Aussi, il connaît le style de défensive prônée par Chris Jones, a de l'expérience et sait ce que ça prend pour signer de grosses victoires. Que peut-on demander de plus?»

Au sujet de sa commotion cérébrale et des possibles conséquences néfastes, Barker a tenu à préciser : «Avec ce genre de blessure, on n'est jamais certain de rien à 100%. Mais, nos médecins l'ont bien évalué, il a subi tous les tests d'impact et le protocole imposé.»

En carrière avec les Alouettes, Boulay a réussi 127 plaqués en défensive, 43 autres sur les unités spéciales et 11 interceptions.

Commentaires :