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André Hainault  

André Hainault, dans son ancien uniforme.

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Agence QMI

Soccer

Un vent d’Écosse

Le 11 mars 2013 à 10h56 | Frederic Lord

«Ça va bien. En fait, ça va mieux.»

Au bout du fil, André Hainault est soulagé. Les derniers jours, il les a passés alité, incapable de s’entraîner avec sa nouvelle équipe.

La journée de l'entrevue, il profite d’une journée au village avec sa conjointe et son chien qui l’ont rejoint dans le nord de l’Écosse, dans le village de quelque 5000 habitants, où Hainault compte bien relancer sa carrière européenne.

«Une chose à la fois, mais j’ai envie de progresser ici, c’est certain», explique le défenseur de 26 ans qui a réglé les derniers papiers de son transfert avec Ross County à la fin janvier.

Pour lui, c’est un retour sur le Vieux-Continent puisqu’il avait déjà posé les crampons en République tchèque plus tôt dans sa carrière.

Maintenant plus mature et en pleine progression en tant que joueur, Hainault veut ajouter à sa feuille de route déjà fort chargée.

De plus, puisque la première division écossaise est âprement disputée cette saison, il ne se retrouve qu’à quelques points d’une place en Ligue des champions.

Du bout du banc

En somme, ce passage est un changement à 180 degrés pour l’international canadien qui évoluait avec le Dynamo de Houston en MLS la saison dernière.

En fin de contrat après quatre ans passés au Texas, Hainault souhaitait changer d’air et rejoindre la culture européenne du ballon rond.

«La dernière saison a été la plus difficile de ma carrière», admet celui qui a perdu sa place de titulaire dans l’effectif du Dynamo à mi-chemin de l’année.

«J’avais de la difficulté à rester sur le banc. La finale (face au Galaxy de Los Angeles) a été particulièrement pénible.»

De retour à Montréal dans l’entre-saison, le chemin était tout tracé. Son agent est entré en contact avec les dirigeants écossais et la suite s’est faite somme toute assez rondement. Et puisque son ancien coéquipier et cochambreur Adam Moffat était passé par le système de formation de County, Hainault savait en grande partie ce qu’il l’attendait au pays de Kenny Dalglish.

Panser les blessures

En somme, l’année 2012 ne s’est pas révélée des plus heureuses au plan sportif pour Hainault.

En plus de perdre sa place dans le XI du Dynamo, le défenseur aux 32 sélections avec l’équipe nationale a dû subir l’affront d’une défaite de 8 à 1 face au Honduras en qualification pour la prochaine Coupe du monde. Une immense cicatrice dans l’histoire du soccer canadien comme dans l’esprit du joueur originaire de Vaudreuil-Dorion.

«C’est la défaite la plus dure que j’ai vécu. J’y pense encore. Surtout lorsque je regarde la suite des qualifications», dit celui qui souhaite que le passage de l'autre côté de l'Atlantique permettra de laisser cette histoire derrière et d’espérer pour le mieux.

Au final, le salaire n’est peut-être pas aussi intéressant dans ce championnat écossais aux prises avec de sérieux problèmes financiers, mais la vitrine reste toujours plus attrayante que sa contrepartie américaine. Conséquemment, dans ce comté rural d’Écosse, Hainault espère tirer profit des célèbres vents du Highland pour s’établir parmi l’élite du soccer mondial.

Depuis la rédaction de cet article, Hainault a joué 4 minutes dans une victoire de 3-2 de Ross County contre le Celtic samedi dernier.

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