Deux Québécois ont eu la chance d'être cadets auprès de golfeurs seniors d'élite.  

Deux Québécois ont eu la chance d'être cadets auprès de golfeurs seniors d&

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Golf

Deux cadets québécois réalisent un rêve

Le 24 juin 2012 à 7h50 | Etienne Bouchard, Agence QMI

Chaque événement sportif comprend de belles histoires que le public ne connaît pas toujours. Au Championnat de Montréal, deux Québécois ont eu la chance, de manière impromptue, d'agir à titre de cadets auprès de golfeurs seniors d'élite durant le week-end.

Grand amant du sport qu'il pratique depuis une trentaine d'années, Michel Lamontagne travaille au sein de l'entreprise pétrochimique CEPSA dans l'est de la métropole. Celui-ci œuvrait avec l'équipe de bénévoles du tournoi présenté au Club de la Vallée du Richelieu depuis quelques jours lorsqu'il a eu vent de certains désistements parmi les participants. Du jour au lendemain, il est devenu le cadet de l'Américain R.W. Eaks.

«J'étais sur le terrain à titre de marqueur quand on m'a informé des ouvertures qui se créaient pour la fin de semaine. J'ai contacté Guy Godin (le maître-cadet au Club de la Vallée du Richelieu) et peu après, je me suis retrouvé en poste. J'avais même prévu un week-end de golf avec ma famille et j'ai dû l'annuler. Ils sont tous partis à Québec sans moi!», a déclaré M. Lamontagne, dimanche matin, peu avant de rencontrer Eaks pour l'entraînement en prévision de la ronde finale.

Tout en exhibant brièvement le chandail vert réservé aux bénévoles de la compétition qu'il avait encore en sa possession, la recrue du groupe de cadets ne regrette nullement sa décision. «C'est impressionnant de voir ces golfeurs en action. On aimerait être à leur place», a-t-il précisé.

Un appel de dernière minute

De son côté, Guy Godin devait appuyer Tom Byrum pendant les 54 trous du tournoi, mais le forfait du vétéran Mark O'Meara jeudi dernier a permis à Joel Edwards d'obtenir sa place dans le peloton des concurrents. Et c'est au maître-cadet du club-hôte que l'Américain a fait appel.

«Edwards n'avait pas réussi à se qualifier et il était retourné à la maison au début de la semaine. Puis, il a reçu un appel quelques jours plus tard alors qu'il était en train de donner un cours à Dallas», a indiqué l'homme de 48 ans, qui assume le rôle de responsable des cadets pour une troisième année consécutive au Championnat de Montréal.

Occupant le poste de représentant technique chez Bombardier, M. Godin s'est initié à de nouvelles fonctions lors de l'Omnium de Montréal, sur le circuit canadien, en 2005. C'est toutefois la première fois qu'il transporte l'équipement d'un membre du circuit des Champions.

«Après avoir vu ces gars-là jouer durant toute leur carrière, le fait de transporter leur sac donne un petit velours.

C'est vraiment un privilège d'avoir du temps pour leur parler. (...) Pour moi, c'est un réel bonheur de réaliser un rêve : celui de côtoyer les plus grands de la PGA senior.»

Le but : la satisfaction du joueur

Aux yeux de M. Godin, le cadet accompagnant le golfeur doit surtout lui inspirer confiance et lui transmettre de l'information crédible, notamment au sujet du terrain et des conditions de jeu.

«Notre rôle est aussi un peu comme celui d'un relationniste. Au déjeuner, on discute avec les autres cadets et les joueurs des bons et mauvais coups de la veille. Sur le parcours, on laisse le golfeur décider des bâtons à utiliser, mais on peut le renseigner sur la trajectoire des verts», a-t-il précisé.

Quant à M. Lamontagne, il estime que l'interaction entre le cadet et le golfeur est primordiale. À cet effet, il n'hésite pas à louanger Eaks, avec qui il a établi une bonne communication. «Par son calme et sa manière de fabriquer ses coups, il est impressionnant. Il prépare bien ses jeux et possède d'excellentes mains», a-t-il conclu.

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