Keegan Bradley et son partenaire Phil Mickelson, en arrière-plan.
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Golf
Les Américains poursuivent leur domination
Le 29 septembre 2012 à 9h18 | Tim McKay, Agence QMI et TVA Sports
Menés par des belles performances de Phil Mickelson et de Keegan Bradley en matinée, puis par le jeu inspiré de Bubba Watson et de Webb Simpson en après-midi, les États-Unis ont poursuivi leur bon travail et se sont forgé une avance presque insurmontable de 10-6 sur l'Europe, samedi, lors de la deuxième journée de la Coupe Ryder.
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Les deux Américains ont lessivé les Britanniques Lee Westwood et Luke Donald 7 et 6, égalant ainsi le record de la compétition pour la victoire la plus convaincante en équipe.
«C'est l'expérience la plus incroyable de toute ma carrière durant la Coupe Ryder», a réagi Mickelson. J'ai disputé beaucoup de tournois et le fait de voir Bradley exprimer son enthousiasme de jeune me rend également très excité. Il m'a poussé à en donner davantage et cela nous procure beaucoup de plaisir.»
D'ailleurs, Bradley a remporté les trois premiers duels de sa carrière dans le cadre de cet événement, ce qui représente le meilleur départ pour une recrue depuis 1995, alors que son ami Mickelson avait réalisé l'exploit.
Au cours de cette partie à coups alternés, les deux hommes ont réussi deux oiselets d'entrée de jeu pour placer leurs rivaux en difficulté. Après trous consécutifs à égalité, ils ont vu le tandem anglais commettre un boguey au sixième trou et au suivant, un oiselet a permis à l'équipe américaine de prendre une avance de quatre trous.
Enfin, celle-ci a gagné trois des quatre derniers trous, entre les neuvième et 12e, pour forcer Westwood et Donald à concéder la victoire.
Les Européens ne disent pas leur dernier mot
Durant l'après-midi, les deux équipes se sont partagé les honneurs des quatre duels prévus à l'horaire, sous le format meilleure balle. Les Américains ont d'abord eu le dessus lors des deux premières confrontations.
La paire composée de Dustin Johnson et de Matt Kuchar ont battu Nicolas Colsaerts et Paul Lawrie par un coup, tandis que Bubba Watson et Webb Simpson l'emporté cinq et quatre contre Justin Rose et Francesco Molinari.
Après avoir été cloué au banc pour la première fois de sa carrière, durant l'avant-midi, Tiger Woods était de retour en après-midi en compagnie de Steve Stricker. Ils n'ont toutefois pas pu faire mentir Love III, alors qu'ils se sont inclinés par un trou face à Luke Donald et Sergio Garcia.
Rory McIlroy et Ian Poulter ont ensuite battu Jason Dufner et Zach Johnson par un trou.
Domination américaine durant la matinée
Les favoris de la foule ont signé deux autres triomphes lors de la séance initiale du jour. Jason Dufner et Zach Johnson ont eu le meilleur 2 et 1 sur Colsaerts et Garcia. Pendant ce temps, Jim Furyk et Brandt Snedeker l'ont emporté par un trou sur Rory McIlroy et Graeme McDowell. Rose et Ian Poulter ont permis à l'Europe d'éviter le blanchissage, défaisant Watson et Simpson par un trou.
S'inspirer de la «bataille de Brookline»
Les Européens doivent maintenant espérer un scénario semblable à ce que les Américains avaient accompli en 1999, lors de la «bataille de Brookline». L'équipe américaine avait alors comblé un déficit de quatre points lors de la dernière journée, le plus grand retour de l'histoire de la compétition.
Jose Maria Olazaval, le capitaine de l'Europe, pourrait pour l'occasion ressortir le discours du capitaine des Américains de l'époque, Ben Crenshaw.
«Je crois au destin, avait déclaré Crenshaw aux médias, la veille de la ronde finale. J'ai un bon pressentiment pour demain. C'est tout ce que je vais dire...»
Que ce soit de la foi, de la chance ou l'œuvre de la destinée, les Européens ont désespérément besoin d'un peu de la magie de Crenshaw.
«Ben Crenshaw a dit que ça pouvait arriver et je sens que si on réussit à s'approcher d'eux ...on ne sait jamais ce qui peut se passer, a déclaré Justin Rose. Si nous pouvons obtenir le momentum dimanche, on pourra semer le doute chez les Américains.»
McDowell garde espoir
Les ressemblances avec les événements de Brookline sont là, mais les rôles sont inversés. En 1999, après la session matinale de samedi, les Européens détenaient une avance de 8-4. Après trois sessions ici sur le parcours de Medinah, les Américains avaient une priorité de 8-4.
Dans l'après-midi en 1999, les Européens ont porté le pointage à 10-6, tout comme l'ont fait les Américains samedi.
La plus grande différence toutefois, c'est qu'en 1999, les Américains avaient effectué leur spectaculaire remontée devant leurs partisans, un luxe que n'auront pas les Européens dimanche.
Malgré ses déboires, le Nord-Irlandais Graeme McDowell, n'a pas perdu espoir.
«Nous sommes encore en vie, il n'y a aucun doute. Il nous reste 12 importants duels (dimanche) et tout peut arriver, a-t-il affirmé. Nous devons bien jouer, mais nous pouvons revenir de l'arrière.»
Oui, il reste beaucoup de matchs à disputer, mais si les Européens ne se ressaisissent pas, les Américains vogueront facilement vers la victoire.
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