Marc Girouard a signé la meilleure performance québécoise.  

Marc Girouard a signé la meilleure performance québécoise.

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Golf

Les golfeurs québécois ont beaucoup appris

Le 24 juin 2012 à 15h13 | Étienne Bouchard, Agence QMI

Les quatre représentants du fleurdelisé participant au Championnat de Montréal durant le week-end estiment avoir beaucoup appris de leur passage à cette prestigieuse compétition, même si les résultats n'ont pas été au rendez-vous.

Auteur d'une carte de 72 (N) et d'un cumulatif de 219 (+3), Marc Girouard ne retient que du positif de son expérience. Il s'estime heureux de son comportement général tout au long du week-end et il en retiendra des leçons bien utiles pour l'avenir.

«C'est une opportunité formidable pour les joueurs québécois. Certes, l'un de mes objectifs est de rejouer ce tournoi», a-t-il commenté.

Concernant son rendement de la journée, Girouard a admis sa déception devant son triple-boguey commis au huitième trou, une normale 3.

«Mon coup est tombé environ 2-3 pieds du mauvais côté et dans ce cas-ci, ça ne pardonne pas. Je voulais seulement atteindre le vert, mais la balle a rebondi. Ça me laisse un goût amer, car j'étais en position de jouer 69. Certains 72 sont meilleurs que d'autres et celui-ci ne l'est pas», a-t-il ajouté.

Pour le reste, le vétéran a précisé qu'il s'était senti plus à l'aise que prévu. «Nous (les Québécois) ne sommes pas dans un environnement habituel : on a la pression de ne pas décevoir les gens qui nous encouragent. Disons qu'au premier coup du jour, on n'a pas le goût de frapper dans le vide», d'indiquer Girouard.

L'importance de souligner le positif

De son côté, Yvan Beauchemin a commis trois bogueys sur son second neuf et a fini avec un 74 (+2) pour la ronde et un 222 (+6) pour la compétition.

«Le vent a encore eu son mot à dire, j'ai réalisé plusieurs bons coups qui n'ont pas payé. Les surfaces ici étaient extrêmes et ça m'a pris trois jours pour m'adapter. Je suis un meilleur joueur à la suite de cette fin de semaine», a-t-il exprimé.

Par ailleurs, Beauchemin croit qu'il est important de souligner la détermination des golfeurs locaux lors d'un événement réunissant la crème de l'élite mondiale. Aussi, il n'aime pas voir les médias ressortir les aspects négatifs des prestations québécoises.

«Il faut insister sur le positif. Moi, j'ai du respect pour ceux qui essaient dans la vie, a-t-il émis quand il fut interrogé au sujet de la dernière place obtenue par Jean Laforce, dimanche. Par le passé, certains ont fini en arrière avant de rebondir et de l'emporter lors de leur tournoi suivant. Il faut tomber d'abord avant de se relever.»

Tremblay avoue sa préparation inadéquate

Malgré son trou d'un coup réussi vendredi, Claude Tremblay a connu un tournoi à oublier, au cours duquel il a conservé un total de 230 (+14), incluant une fiche de 78 (+6) dimanche. Au final, il n'a devancé que l'Américain Ronnie Black et Laforce.

«Je ne pensais pas que ce serait si difficile pour moi. J'ai fait plus de bons coups qu'hier (samedi), mais le résultat a été encore plus mauvais. Je suis déçu, mais j'avoue que j'étais plus ou moins prêt à compétitionner à ce niveau, a-t-il spécifié. J'ai effectué un changement de cocheurs de sable peu avant le début, j'étais fatigué et je suis aux prises avec un mal de dos.

«J'ai peu joué des tournois de cette envergure et pour être prêt, il faut commencer à se préparer durant l'hiver. (.) Ma confiance n'est pas affectée, car je sais pourquoi ça n'a pas fonctionné.»

Également, Tremblay estime avoir retenu beaucoup de choses pendant sa participation. «Je ressens la fierté d'y avoir pris part. J'ai appris à composer avec la pression médiatique, la foule et l'attention importante. Toutefois, nous sommes jugés à partir de notre pointage.»

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