David Desharnais était le meilleur pointeur du CH avant le match contre le Wild.  

David Desharnais était le meilleur pointeur du CH avant le match contre le Wild.

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Canadien

Desharnais a largement dépassé ses attentes

Le 1 mars 2012 à 9h35 | Joanie Godin, TVA Sports

Dans une saison de misère comme celle que vivent présentement les Canadiens de Montréal, les bonnes nouvelles ou les belles histoires se font plutôt rares.

David Desharnais est une exception.

Avant d'affronter le Wild du Minnesota jeudi soir, l'attaquant québécois occupait le premier rang des pointeurs de l'équipe, avec 47 points, dont 13 buts. Il a un point de plus que Max Pacioretty.

«Je suis surpris et content», a-t-il admis.

Comment aurait-il réagi si on lui avait dit il y a deux ans qu'il serait un jour dans cette position?

«C'est sûr que j'aurais souri, a-t-il dit, sourire en coin. Je ne sais pas comment j'aurais réagi, mais j'aurais sûrement dit que c'est impossible. C'est sûr que tu te fixes toujours des petits objectifs et je veux toujours faire mieux que l'année précédente. L'an dernier, j'avais amassé 22 points, alors je pense que je suis un peu au-dessus de mes attentes personnelles.»

Selon lui, la clé de ses récents succès est de garder les choses simples. «J'ai deux gros ailiers avec moi sur mon trio (Pacioretty et Erik Cole), on travaille fort et on a du plaisir», a-t-il résumé.

Au niveau junior, dans la Ligue de la Côte-Est et dans la Ligue américaine, Desharnais avait l'habitude de dominer dans la colonne des points. Il a notamment connu une saison de 118 points en 63 matchs avec les Saguenéens de Chicoutimi en 2005-2006 et une autre de 106 points avec les Cyclones de Cincinnati deux ans plus tard.

L'équipe avant tout

Mais ses statistiques cette saison lui importent peu. Il préfère placer l'équipe avant son succès personnel et pour l'instant, l'équipe croupit dans les bas-fonds du classement de l'Est.

«Tu peux regarder ce que tu as fait personnellement, une fois que la campagne sera finie. Pendant la saison, on enfile le chandail des Canadiens de Montréal, alors même si je faisais 50 buts, c'est l'équipe qui passe en premier. Pour l'instant, on est les derniers au classement et ce n'est pas plaisant.»

Jamais au cours de sa carrière il s'était retrouvé avec une équipe occupant le dernier rang aussi tard dans l'année. Il est évident qu'il aurait préféré ne pas avoir à vivre une telle situation.

«Quand tu joues au hockey, dans la LNH ou dans une autre ligue, tu ne souhaites jamais être dernier. C'est un peu pour ça que parfois, on ne sait pas trop quoi répondre ou comment réagir. C'est nouveau pour nous. Il faut juste s'en sortir et s'assurer que ça n'arrive pas dans les prochaines années.»

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