Canadien

Deux ouvertures à l'attaque

Le 6 septembre 2013 à 16h43 | Journal de Montréal / Jean-François Chaumont

Marc Bergevin, directeur général du Canadien de Montréal, a toujours prôné comme philosophie qu’il ne fermera pas la porte de son équipe à une bonne recrue. Avec les absences probables du capitaine Brian Gionta et du robuste George Parros en début de saison, il y aura deux postes à combler à l’attaque.

Sur papier, Gabriel Dumont a une bonne longueur d’avance pour le rôle de quatrième centre ou 12e attaquant de l’équipe. Ryan White et Louis Leblanc, qui cherchera à effacer de sa mémoire sa dernière saison à Hamilton, devront se méfier de quelques jeunes loups dans l’espoir d’obtenir le poste de 13e attaquant.

Michaël Bournival et Christian Thomas, acquis dans la transaction de Danny Kristo avec les Rangers de New York, auront comme mission de brouiller les cartes de l’organisation d’ici les prochains jours.

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«Je vous mentirais si je vous disais que j’ignorais qu’il y a des blessés chez les vétérans de l’équipe à l’attaque, a reconnu Thomas après un premier entraînement sur la glace, vendredi. C’est énorme pour un jeune joueur comme moi puisque ça signifie que le Canadien devra chercher des remplaçants. J’espère faire partie des candidats, je ferai tout en mon possible afin de décrocher un poste.»

À l’instar de Thomas, Bournival n’a pas besoin d’une maîtrise en mathématiques pour comprendre qu’il y aura des ouvertures à l’attaque.

«C’est toujours la même histoire à un camp, il y a chaque fois des jeunes qui mêlent les plans de l’équipe, a rappelé l’ancien capitaine des Cataractes de Shawinigan. On ne sait jamais ce qui peut arriver. Je me présenterai au camp du Canadien avec comme objectif de prouver que je peux jouer dans la LNH. J’ai en tête de causer une surprise.»

Deux expériences différentes

À 21 ans, Thomas n’a pas encore une grande feuille de route dans la Ligue nationale (LNH). Le fils de Steve Thomas a porté les couleurs des Rangers pour une seule rencontre l’an dernier. C’était justement contre le Tricolore, au Centre Bell.

«Quand tu y goûtes une fois, tu veux y retourner le plus rapidement possible, a mentionné le petit ailier droit de 5 pieds 9 pouces. Pour atteindre la LNH, je ferai tout ce qu’on me demandera.»

Thomas, un ancien marquer de 54 buts dans la Ligue de hockey junior de l’Ontario, a récolté 35 points (19 buts, 16 aides) en 73 rencontres la saison dernière avec le Whale du Connecticut dans la Ligue américaine.

Bournival, quant à lui, n’a jamais encore patiné officiellement sur une glace du circuit Bettman. Avec la panoplie de blessés chez les attaquants du CH au premier tour des séries contre les Sénateurs d’Ottawa, il a participé à la séance d’échauffement avant le cinquième match.

«Même si je n’ai pas joué ce match, je m’en suis servi comme motivation durant tout l’été», a affirmé Bournival.

À sa première saison avec les Bulldogs de Hamilton, l’ancien choix de l’Avalanche du Colorado a obtenu 30 points (10 buts, 20 aides) en 69 parties.

Le message de Bergevin

Comme tout bon directeur général de la LNH, Bergevin a rappelé une règle de base à la quarantaine d’espoirs présents au camp de recrue du Canadien, à Brossard.

«Quand on regarde le portrait de l’équipe, on dit toujours qu’il n’y a pas de place, avait mentionné Bergevin lors du tournoi de golf annuel du Tricolore, mardi, au club Laval-sur-le-Lac. Moi, je dis toujours aux jeunes de me montrer qu’ils peuvent jouer ici et je m’organiserai pour leur faire de la place. Je veux qu’ils me placent dans des situations difficiles.»

À court terme, Bergevin n’aura pas à déplacer de vieux morceaux de son casse-tête. Le directeur général cherchera simplement à trouver deux remplaçants pour Gionta et Parros en vue du premier match de la saison, le 1er octobre contre les Maple Leafs de Toronto, à Montréal.

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