Canadien

Leblanc et St-Denis ne s'en font pas

Le 22 août 2012 à 15h19 | Patrick Caisse, TVA Sports

À l'aube d'un possible lock-out dans la Ligue nationale de hockey, l'attaquant Louis Leblanc et le défenseur Frédéric St-Denis, des Canadiens de Montréal, se retrouvent dans une situation plutôt similaire.

Les deux joueurs, qui tenteraient en temps normal de se tailler un poste avec le Tricolore au camp d'entraînement, se retrouveront vraisemblablement avec les Bulldogs de Hamilton, dans la Ligue américaine.

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Cette réalité ne démotive pas les deux Québécois, bien au contraire.

«Idéalement, je voudrais jouer dans la Ligue nationale, et ce, pendant toute la saison, a admis Leblanc, rencontré à Terrebonne mercredi. Cela dit, s'il y a un lock-out, ce ne sera pas trop négatif pour moi.

«Je vais avoir du temps de glace dans la Ligue américaine et ça va être bon pour mon développement. Je vais demeurer au sommet de ma forme et je vais jouer contre de très bons joueurs qui seront dans la même situation que moi.»

Même son de cloche du côté de St-Denis.

«J'aimerais jouer à Montréal, mais Hamilton fera l'affaire aussi, a-t-il dit, sourire en coin. J'ai encore des choses à apprendre et s'il y a un lock-out, le calibre de jeu sera encore plus relevé qu'à l'habitude. J'ai hâte que la saison commence, peu importe où je jouerai.»

Bien traités dans la LHJMQ

Un sujet chaud dans l'actualité sportive ces derniers jours est la création d'une association des joueurs dans la Ligue canadienne de hockey, dont Georges Laraque est le directeur exécutif.

Une telle association est-elle vraiment nécessaire, du point de vue de Leblanc et de St-Denis?

«Je ne sais pas, puisque pour ma part je n'ai joué qu'un an dans le junior et j'ai adoré mon expérience, a indiqué Leblanc. J'ai joué dans les rangs universitaires aux États-Unis et nous ne sommes pas payés là-bas. Je ne sais pas si nous pouvons avoir beaucoup de problèmes à cet âge-là. C'est peut-être juste pour faire comme la LNH...»

St-Denis a de son côté vécu cinq belles années à Drummondville, avec les Voltigeurs, de 2002 à 2007.

«Honnêtement, je crois que nous sommes bien traités [dans le junior], a avoué le défenseur de 26 ans. Tout le monde sait que nous ne faisons pas un gros salaire, mais nous ne manquons de rien. C'est certain que les restaurants et les sorties au cinéma sont rares, mais en même temps, tout le reste est payé. Pour ma part, je n'ai rien à reprocher au fonctionnement de la LHJMQ.»

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