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Pariez sur Subban

Le 6 juin 2012 à 13h19 | Jean-François Chaumont, Agence QMI

P.K. Subban a l'intention d'honorer les propos de son nouvel entraîneur en chef, Michel Therrien. Le jeune défenseur de 23 ans n'a aucun problème à l'idée de se transformer en cheval de course.

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Subban n'a jamais eu peur des défis. Sans le vouloir, Therrien lui en a lancé un à son premier jour à la tête des Canadiens en le décrivant comme un étalon ou plus logiquement comme un pur-sang.

En entrevue téléphonique au Journal de Montréal, mercredi, l'Ontarien a réagi à cette déclaration.

«J'ai n'ai pas eu l'occasion de regarder la conférence de presse en direct hier (mardi), mais j'ai écouté les grandes lignes en reprise, a d'abord expliqué Subban qui se retrouvait chez lui à Toronto. J'ai reçu plusieurs messages textes de mes amis après la conférence de presse de Michel et ils se moquaient un peu de moi avec la phrase du pur-sang.»

Une fois qu'il a analysé cette image, Subban a rapidement compris qu'il devait en retirer du positif.

«J'ai rigolé un peu en entendant qu'il me voyait comme un cheval de course, mais j'ai rapidement perçu tout son sens, a-t-il ajouté. En réalité, il s'agit d'un beau compliment.

«Je veux devenir un défenseur très fiable et je veux jouer un grand rôle au sein du CH que ce soit à cinq contre cinq, en avantage numérique ou en infériorité numérique. Je veux être le défenseur vers qui mes entraîneurs se tourneront. Ce n'est pas tous les joueurs qui veulent ce type de pression, mais moi c'est ça que je recherche.»

Un des meilleurs de l'histoire

Subban restera toujours la même personne. À 18 ans, quelques heures après sa sélection par les Canadiens au 2e tour (43e au total) en 2007, il avait surpris les journalistes en déclarant dès sa première entrevue qu'il voulait jouer à Montréal dès l'automne.

Il n'a pas réalisé son souhait immédiatement. Il a finalement patienté jusqu'à l'âge de 20 ans avant d'effectuer ses premiers coups de patin avec le Tricolore.
Encore aujourd'hui, Subban a des objectifs très élevés.

«Je ne veux pas juste être un bon défenseur, je souhaite devenir l'un des meilleurs de l'histoire des Canadiens.»

Avant de devenir le prochain Larry Robinson ou Doug Harvey, l'Ontarien a encore un long chemin à parcourir.

«Je n'ai pas l'attitude d'un gars qui ne veut pas apprendre, a dit Subban. Je veux juste qu'on m'enseigne, je suis encore très jeune et j'ai des tas de choses à apprendre. Je suis content aussi de voir que les Canadiens ont engagé un entraîneur avec de l'expérience en Therrien et il a travaillé avec de grands joueurs à Pittsburgh.»

Même si on décrit Therrien comme un entraîneur dur envers ses joueurs, le numéro 76 du CH n'y voit aucun inconvénient.

«Honnêtement, j'ai toujours joué pour des entraîneurs durs et exigeants depuis mes années juniors, a-t-il précisé. Jacques Martin pouvait aussi être dur. Il l'a été avec moi dans le but de faire de moi un meilleur défenseur, surtout lors des absences de Josh Gorges et Hal Gill. Un entraîneur doit être exigeant et je respecte ça.»

Pas encore d'appel

Subban avait hâte de connaître son nouvel entraîneur, mais il a admis qu'il ne connaissait pas beaucoup l'homme désigné par Marc Bergevin.

«Je n'ai jamais rencontré Michel, mais je sais qu'il a été l'entraîneur en chef à Montréal et à Pittsburgh et qu'il a connu du succès. On dit aussi de lui qu'il a un bon système et une bonne structure.»

Subban, qui reviendra à Montréal en fin de semaine pour assister au Grand Prix de F1 sur le circuit Gilles-Villeneuve, n'a pas encore reçu l'appel de Therrien.

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