Serge Savard  

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Canadien

Serge Savard n'est pas surpris pour Patrick Roy

Le 11 juin 2012 à 17h31 | Kevin Dubé, Agence QMI

Impliqué dans l'embauche de Marc Bergevin à titre de directeur général des Canadiens de Montréal, Serge Savard n'est pas surpris que ce dernier n'ait pas suivi la faveur populaire et n'ait pas embauché Patrick Roy au poste d'entraîneur-chef.

«Marc Bergevin non plus n'était pas dans les sondages, a-t-il rappelé, lundi. Il faut passer à travers le processus et on était convaincu que c'était Marc Bergevin qui était le meilleur candidat.

«Ce ne sont pas nécessairement les sondages qui vont baser une décision. Il faut que tu sois avec quelqu'un avec qui tu es bien pour travailler. [...] Que ce ne soit pas ton choix à toi, ou mon choix à moi, ou le choix d'un autre, c'est le choix de Marc Bergevin. Il va passer 12 heures par jour avec lui.»

Quant aux allégations voulant que l'actuel entraîneur des Remparts de Québec ait fait part de ses demandes mirobolantes à la direction du CH, Savard n'en croit rien.

«Patrick est gérant et instructeur à Québec: il doit prendre ces décisions-là. C'est peut-être pour cette raison que les gens ont pensé qu'il voulait la même chose à Montréal.»

De bons candidats

Les autres noms qui ont circulé pour obtenir le prestigieux poste de pilote du Tricolore n'étaient pas piqués des vers, aux yeux de Serge Savard.

«Patrick aurait fait un bon entraîneur. Bob Hartley devait avoir une autre rencontre avec le CH, mais il a décidé de signer avec Calgary. Il y avait de bons candidats. Même Claude Julien et Alain Vigneault étaient considérés avant de signer des prolongations de contrat.»

S'il avait eu son mot à dire, aurait-il considéré davantage la candidature de Roy?

«J'ai parlé à Patrick au début du processus pour dénicher un directeur général. [...] Je le voyais plus comme entraîneur que directeur général. Je n'avais toutefois pas le pouvoir de choisir l'entraîneur.»

Plus de francophones?

Serge Savard avait avoué haut et fort que le Tricolore devait faire confiance à plus de talents locaux. Malgré tout, il ne s'offusque pas que Marc Bergevin se soit entouré de deux unilingues anglophones dernièrement, soit Rick Dudley (directeur général adjoint) et Scott Mellanby (directeur du personnel des joueurs).

«Quand tu es un gérant, tu t'entoures de gens avec qui tu es bien. Il a amené des gens qu'il a connus à Chicago entre autres. C'est sûr que la situation idéale aurait été un ancien Canadien, mais ce n'était pas une nécessité autant que pour le directeur général et l'entraîneur.»

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