Canadien

Bourque frappe au bon moment

Le 14 février 2013 à 22h40 | Agence QMI / Jean-François Chaumont

Historiquement, un match contre les Panthers de la Floride n’a jamais symbolisé une soirée endiablée. Il faut souvent retenir des leçons de l’histoire. Dans un match terne, le Canadien de Montréal a triomphé des Panthers 1-0 en prolongation, jeudi, devant une foule très généreusement annoncée à 17 021 partisans au BB&T Center.

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Le CH a remporté cette partie de patience où les chances de marquer ne couraient pas les rues grâce à un but de Rene Bourque. Le gros ailier a complété une belle manœuvre d’Alex Galchenyuk à 2:10 minutes de la période de prolongation pour enfin décoincer le pointage.

«Oui, c’est possiblement mon plus gros but avec le Canadien, a lancé Bourque dans le vestiaire de l’équipe adverse à Sunrise. C’est toujours un bon sentiment de marquer en prolongation. C’était le type de match où il y avait peu d’occasions, c’était très défensif. On savait qu’un but affreux ferait possiblement la différence.»

Sur cette séquence décisive, Galchenyuk a mis un frein à une petite séquence de cinq matchs sans point en récoltant sa huitième aide de la saison.

«Je n'ai pas autant produit offensivement dernièrement, mais je savais que la Ligue nationale de hockey est la meilleure ligue au monde et que ça surviendrait probablement, a-t-il souligné. C'est parfois difficile, mais je continue à travailler fort et c'est très bien de pouvoir contribuer un peu à l'attaque.»

Un premier de la saison

Carey Price a signé son premier jeu blanc de l’année en bloquant les 26 tirs. En troisième période, l’homme masqué du Tricolore a stoppé les rares menaces des locaux, provenant principalement du trio des jeunes, Jonathan Huberdeau, Drew Shore et Peter Mueller.

Quatre fois cette saison, Price avait accordé un seul but à ses rivaux. Il aura finalement savouré le bonheur d’un zéro à sa fiche. Son dernier blanchissage remontait au 11 février 2012 contre les Maple Leafs de Toronto.

Le numéro 31 était satisfait du travail de ses défenseurs devant lui, après le match.

«Les défenseurs devant moi ont vraiment bien joué, ils ont limité les chances de marquer toute la soirée et cela démontre ce qu'ils ont pu faire, a-t-il soutenu. Ils ont travaillé très fort.»

À l’autre bout de la patinoire, José Théodore a également connu un bon match. Le vétéran gardien de 36 ans a terminé la rencontre avec 31 arrêts.

«C'est difficile, il y a deux façons de voir les choses, a-t-il affirmé. D'un côté, nous avons obtenu un gros point, mais de l'autre, nous devons trouver une manière de marquer à cinq contre cinq. Nous manquons de constance et c'est un peu notre problème, depuis le début de la saison. C'est pourquoi nous sommes à notre position actuelle au classement (13e dans l'Association de l'Est).»

Deux en deux

Le Canadien (8-4-1) repartira de la Floride avec le sentiment du devoir accompli. Après une série de trois revers d’affilée, les hommes de Michel Therrien ont rebondi avec des gains contre le Lightning de Tampa Bay et les Panthers.

«Ce n'est jamais évident d'obtenir quatre points, lorsque tu viens ici, a mentionné l'entraîneur-chef de la Sainte-Flanelle. Cette fois, nous l'avons fait et c'est donc mission accomplie.»

Tomas Kaberle (sixième match d’affilée), Ryan White (sixième fois cette saison) et Yannick Weber (12e fois cette année) ont regardé le match de la passerelle de presse.

Le septième joueur

Le CH et les Panthers ont oublié l’aspect spectacle. Et les pauvres partisans du BB&T Center n’ont pas eu beaucoup d’occasions pour bondir de leur siège.

En matinée, Kevin Dineen avait prédit une bonne foule pour la première visite du Tricolore sous les palmiers de Sunrise. Oui, il y avait une plusieurs centaines de fidèles des Glorieux, mais il y avait aussi beaucoup de bancs vides. Derrière les bans du CH et des Panthers, on pouvait pratiquement compter le nombre de partisans présents.

Les Panthers n’ont pas une riche histoire sur la glace avec aucune conquête de la coupe Stanley et seulement un titre de l’Association de l’Est en 1995-1996 et un de la Division sud-est en 2011-2012. Avec aussi peu de titres, l’organisation de la Floride a choisi d’inventer une banderole.

Entre les drapeaux du Canada et des États-Unis, il y a une bannière dédiée aux partisans de l’équipe : «Nos partisans, le septième joueur». Malheureusement, le septième joueur a une personnalité des plus effacées ou disons qu’il ne se présente pas souvent.

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