Hockey

«Ce ne sera pas le pire» -Alain Chainey

Le 18 juin 2012 à 21h00 | TVA Sports

Le repêchage de la LNH n'est pas une science exacte. C'est pourquoi le recruteur des Ducks d'Anaheim, Alain Chainey, croit qu'il ne faut pas donner raison aux experts qui boudent la cuvée 2012.

«Ce n'est pas le grand cru, mais ce ne sera pas le pire encan», a-t-il expliqué à l'émission "Le Match", sur les ondes de la chaîne TVA Sports.

À titre d'exemple, Chainey cite le repêchage de 1999. À l'exception d'une poignée de joueurs, la plupart des espoirs sélectionnés au premier tour n'ont pas su donner raison aux recruteurs qui ont misé sur eux.

«Des 28 joueurs qui ont été repêchés au premier tour, il n'y en a que trois qui sont devenus des joueurs d'impact pour leurs organisations respectives: on parle ici des jumeaux Sedin ainsi que de Martin Havlat (photo), qui a été sélectionné en fin de premier tour.»

Alors combien d'athlètes pourront vraisemblablement faire le saut dans le circuit Bettman dès l'année prochaine, selon celui qui a permis à Anaheim de découvrir Ryan Getzlaf et Corey Perry, en 2003?

«Peut-être deux ou trois, dont Ryan Murray (défenseur des Silvertips d'Everett). Sa maturité et son style de jeu montrent qu'il pourrait être prêt à y évoluer dès la saison prochaine», a prévenu Chainey, qui ajoute que plusieurs joueurs pourraient percer dans la LNH sans devenir des joueurs de concession.

Les choix de Chainey

Chainey, qui a amorcé sa carrière comme entraîneur adjoint des Nordiques de Québec en 1987-1988, n'a pas voulu dévoiler les intentions des Ducks en vue de la prochaine séance de repêchage. Mais il n'a pas caché que certains joueurs sont plus attrayants que d'autres.

«Nail Yakupov, de Sarnia, est un joueur russe que tout le monde connaît. La saison dernière à l'âge de 16 ans, il a compté au-dessus de 100 points dans la Ligue de l'Ontario (OHL). Il est un joueur dominant. Plusieurs le comparent à une version plus petite d'Alexander Ovechkin.»

Ensuite, Chainey est revenu à Murray, qu'il a longuement décrit sans tarir d'éloges, comme s'il l'avait épié de fond en comble.

«Ce n'est pas un joueur flamboyant, mais tout ce qu'il fait, il le fait très très bien.»

Les Russes: zone à risque

À savoir si les Ducks sont du nombre d'équipes qui évitent de repêcher les joueurs russes, en raison de la menace qu'ils quittent pour la KHL, Chainey dit que les recruteurs doivent être ouverts d'esprit.

«Si un joueur russe permettrait à notre organisation de monter à un niveau supérieur, on serait stupide de passer à côté!»

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