David Perron se souvient très bien du jour de son repêchage.  

David Perron se souvient très bien du jour de son repêchage.

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Hockey

«C'est là où le travail commence» - Perron

Le 19 juin 2012 à 9h52 | Joanie Godin, TVA Sports

Le repêchage de la Ligue nationale de hockey arrive à grands pas et plusieurs jeunes hockeyeurs de la planète auront certainement de la difficulté à trouver le sommeil au cours des prochains jours.

Si le repêchage peut être le début d'une superbe aventure, il peut aussi se transformer en cauchemar. Les jeunes se retrouveront donc devant l'inconnu jusqu'à ce qu'ils entendent leur nom - ou pas -, vendredi ou samedi, au Consol Energy Center de Pittsburgh.

Deux joueurs de la LNH, David Perron, des Blues de St. Louis, et Maxime Talbot, des Flyers de Philadelphie, ont connu des expériences très différentes l'une de l'autre lors de leur propre repêchage.

Si Perron peut se vanter d'être un choix de premier tour, Talbot se souvient avoir trouvé le temps passablement long dans les estrades il y a 10 ans, étant sélectionné au huitième tour, 234e au total. La LNH a depuis aboli le huitième tour et s'arrête à sept.

«C'était spécial pour moi, car j'étais un an plus âgé que tous les autres jeunes, s'est remémoré Perron, lors de son passage au tournoi de golf d'Alex Kovalev, lundi. J'avais entendu parler du premier ou deuxième tour dans mon cas, mais je n'étais pas certain.

«La seule chose que j'espérais, c'était de monter sur le podium. J'ai finalement été repêché 26e, donc je n'étais pas loin de me rendre à la deuxième journée!»

C'était en 2007, à Columbus. Perron se souvient avoir passé quelques jours avec sa famille et son agent. Mais il se souvient aussi du stress qui accompagnait l'événement.

«On ne sait jamais ce qui peut arriver. Tu ne sais pas qui t'a vu jouer. Il ne suffit que d'une personne qui t'aime beaucoup, qui va parler en bien de toi et trouver un moyen pour que l'équipe pour laquelle il travaille te repêche.»

Maxime TalbotLe temps est long...

Quant à Talbot, les souvenirs sont un peu moins joyeux, mais tout cela est maintenant très loin derrière lui.

«Pour moi, ça n'a pas été la meilleure expérience, a-t-il dit. Je m'attendais à être repêché peut-être au troisième ou quatrième tour, mais j'avais finalement été choisi au huitième tour. Ç'a donc été long, très long. Mais en même temps, tu mets un pied dans la porte et tu te sens simplement privilégié d'être choisi par une équipe.»

De nature positive, Talbot ne s'est pas laissé abattre par son rang tardif, au contraire.

«J'étais content d'être repêché par les Penguins, notamment en raison de Mario Lemieux. Ç'a très bien été au cours des deux années suivantes.»

Le début, et non la fin

Les dernières années ont prouvé que le rang de sélection n'était pas garant de l'avenir dans la LNH et que le repêchage était loin d'être une science exacte.

Des choix de premier tour s'avèrent des échecs, comme David Fischer avec les Canadiens de Montréal en 2006, alors que certaines équipes dénichent des perles dans les derniers tours, comme les Red Wings de Detroit l'ont fait avec Henrik Zetterberg (septième tour, 210e au total) en 1999.

«C'est une première étape pour un jeune, c'est un rêve qui se réalise, mais il ne faut pas oublier que c'est là où le travail commence, a souligné Perron. Ce n'est pas fini, il faut travailler doublement fort pour atteindre la Ligue nationale par la suite.

«C'est plaisant d'être choisi, mais il y a un repêchage chaque année. Il y a toujours des jeunes qui nous poussent dans le dos. C'est le début du travail et non la fin.»

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