Valeri Kharlamov  

Valeri Kharlamov

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Hockey

Des absents de marque

Le 5 septembre 2012 à 14h54 | Randy Sportak, Agence QMI

Malheureusement, Richard Martin, Bill Goldsworthy et Gary Bergman ne sont pas avec leurs anciens coéquipiers canadiens pour les célébrations entourant le 40e anniversaire de la Série du siècle.

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Il y a d’autres absents, mais ces trois-là n’auront même pas eu la chance d’y être, étant décédés. Beaucoup s’ennuient d’eux.

En pensant à ces anciens comparses, Ron Ellis, qui a aussi fait partie de l’équipe canadienne en 1972, s’est souvenu d’un autre grand disparu ayant participé à l’affrontement, Valeri Kharlamov, qui a perdu la vie dans un accident de la route en 1981. Ellis a passé la série à tenter de contenir cet ailier très talentueux et a développé un immense respect pour lui.

«Après le premier match, mon rôle a été de tenter de menotter M. Kharlamov, a-t-il expliqué. C’est en patinant avec un gars à chaque présence sur la glace qu’on découvre à quel point il est bon.»

«On avait établi un rapport, a raconté Ellis. On ne s’est jamais parlé, mais on se faisait signe à chaque mise au jeu, en sachant quel travail on avait à faire.» «Lors de nos entraînements, ils [les Soviétiques] nous surveillaient et quand il [Kharlamov] me voyait, il hochait la tête en me regardant. On les surveillait également quand ils s’entraînaient et lorsqu’il me regardait, je hochais la tête moi aussi.»

Ellis a fait un très bon travail dans sa surveillance rapprochée de l’ailier soviétique, même si celui-ci a obtenu trois buts et quatre aides dans les sept matchs qu’il a joués. Évidemment, la cheville brisée avec laquelle Kharlamov a dû composer lors de la finale, gracieuseté d’un violent coup de bâton de Bobby Clarke dans le match six, a aussi joué un rôle. Mais la stratégie d’Ellis était de patiner avec lui afin de l’empêcher d’être une menace offensive. Il a eu la chance de le faire de nouveau lors du Championnat du monde en 1977, à Vienne, en Autriche.

«C’était la première fois que le Canada envoyait des joueurs de la LNH au Championnat du monde et nous voulions avoir un bon tournoi, s’est rappelé Ellis. L’équipe russe était pratiquement la même que celle que nous avions affrontée en 1972.»

«Après le tournoi, il y a eu un banquet et j’ai envoyé un de nos traducteurs à la table des joueurs russes pour lui dire (à Kharlamov) que je voulais le rencontrer.»

«Quand il est mort, j’étais content d’avoir eu l’occasion de lui dire à quel point je l’admirais, a-t-il ajouté. Son fils et sa fille étaient présents lorsqu’il a été intronisé au Temple de la renommée, et je suis heureux d’avoir pu leur dire tout le bien que je pensais de leur père, aussi.»

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