L'attaquant des Kings, Simon Gagné  

L'attaquant des Kings, Simon Gagné

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Hockey

Gagné a reçu une gifle

Le 14 septembre 2012 à 14h06 | Simon Cliché, Agence QMI

Si la tendance se maintient, la Ligue nationale de hockey (LNH) déclenchera un lock-out samedi, à minuit.

Simon Gagné, qui vient de gagner la coupe Stanley avec les Kings de Los Angeles, est pessimiste à l'approche de l'heure limite.

«Mon sentiment, à l'instar de plusieurs joueurs, n'est pas bon. D'ailleurs, lorsque Gary Bettman a déposé sa première offre, nous avons reçu une gifle! Il a carrément voulu rire de nous. Je m'attendais à un peu plus de la part de la LNH. Au moins une offre autour de laquelle nous pouvions négocier, mais nous n'avons pas reçu grand-chose pour le faire.»

Selon Gagné, la majorité des équipes ne souhaitent pas de conflit de travail.

«Bettman ne le dira jamais à la télévision, mais une vingtaine d'équipes, au moins, ne souhaitent pas de lock-out. Elles veulent le meilleur règlement possible pour les deux parties.»

Mauvais souvenirs

Si un conflit de travail a lieu, Gagné vivra son deuxième depuis son entrée dans la LNH.

«J'ai vécu le lock-out de 2004-2005 et laissez-moi vous dire qu'il n'y a rien d'agréable dans ça. J'ai perdu une saison entière et plusieurs jeunes joueurs pourraient subir le même sort cette année. La première fois, nous avions accepté une diminution de salaire de 24%, en plus de permettre la mise sur pied d'un plafond salarial. Le plus frustrant dans cette situation est qu'année après année, la LNH nous répète que ça va bien et que ses profits ne cessent d'augmenter.»

Depuis quelque temps, les formations de la LNH multiplient les offres de contrat à long terme. Une situation qui sonne faux aux oreilles de Gagné.

«Les équipes offrent des prolongations de contrat de 6 à 10 ans, mais en même temps, elles veulent que la durée maximale des contrats soit de cinq saisons. Quel message veut-on nous envoyer?», s'est demandé le Québécois.

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