Benoit Pouliot  

Benoit Pouliot

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Hockey

«Je l'avais vu venir»

Le 10 avril 2012 à 12h19 | Agence QMI

À l'aube de ses premières séries dans l'uniforme des Bruins de Boston, Benoit Pouliot a lancé quelques flèches en direction de son ancien entraîneur chez les Canadiens de Montréal, Jacques Martin.

L'an dernier, alors qu'il évoluait pour le Tricolore, Pouliot a affronté les Bruins lors de la première ronde. Lors du match 3, Pouliot avait appliqué une sévère mise en échec à l'endroit de Johnny Boychuk.

«Après cette mise en échec, j'ai engagé le combat avec Andrew Ference. Je ne savais pas à ce moment que je ne jouerais plus du restant du match. Il m'a simplement laissé sur le banc.

«Nous perdions 2-0 et je tentais de provoquer quelque chose, mais je suppose qu'il n'a pas apprécié cela et c'est pour cette raison que je n'ai pas rejoué par la suite», a-t-il déclaré au site WEEI.com.

Le «il» fait référence à son ancien entraîneur chez les Canadiens, Jacques Martin. Pouliot a souvent évoqué le manque de confiance de Martin à son endroit. Toutefois, l'attaquant croit qu'il est maintenant au bon endroit.

«Durant toute la saison, je n'ai pas eu droit à l'erreur, a ajouté Pouliot sur sa dernière campagne à Montréal. Je sentais qu'il n'avait pas confiance en moi et il ne me plaçait pas dans des situations où j'excellais. Il y avait beaucoup de choses négatives et ça me dérangeait.

«Mais cette année, mon entraîneur (Claude Julien) m'a donné des chances et j'ai tenté de ne pas les gâcher. Si je commettais des erreurs, je tentais de ne pas les répéter. Vous avez de bons et de moins bons mois, mais cette saison, tout a bien été.»

Pouliot est très au fait des déboires des Canadiens cette année. «Pour un joueur qui a évolué à cet endroit pendant deux ans, je l'avais vu venir, a affirmé l'ancien numéro 57. Quelques autres joueurs pourraient dire la même chose. De la façon dont les choses allaient autour de l'équipe, c'était difficile. Ce n'était pas bien. Maintenant, ils font le ménage et c'est bon pour eux. Honnêtement, ils en avaient besoin et nous verrons ce qu'ils feront.»

À la fin de la dernière campagne, il n'avait pas reçu d'offre de contrat de la part de la direction des Canadiens. Il a décidé de mettre le cap sur Boston.

«J'aimais les joueurs à Montréal, mais nous avons une meilleure chimie ici, a-t-il déclaré. L'attitude, la préparation pour les matchs et l'esprit qui règne dans le vestiaire sont différents par rapport à ce que j'étais habitué à Montréal.»

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