Richard Martel  

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Hockey

«Je voulais goûter à autre chose» - Martel

Le 12 juillet 2012 à 17h23 | Albert Ladouceur, Agence QMI

Le désir de vivre une nouvelle expérience, de retourner au travail et de faire ses preuves dans un autre niveau de hockey justifie la décision de Richard Martel d'accepter le poste d'entraîneur de l'équipe de Visby Roma, en Suède.

Le défi l'emballe. Il aurait refusé un contrat en France, aurait possiblement accepté en Suisse, mais les organisations helvètes embauchent généralement des entraîneurs ayant l'expérience des rangs professionnels.

«J'ai été contacté par un agent se spécialisant dans la gestion de carrière des entraîneurs. Je lui avais été reféré. J'ai senti mon intérêt dès qu'il m'a parlé de la Suède. C'est la troisième ligue professionnelle dans ce pays et seuls des Suédois évoluent dans ce circuit», a expliqué Martel, jeudi, avant de prendre le départ au tournoi de golf des Anciens Nordiques.

Après une absence d'un an et demi, le goût de renouer avec l'action l'animait. «Cette année de recul m'a permis de me reposer, de recharger les batteries. Quand tu travailles pendant plus de 20 ans dans la même ligue, le nez collé sur la vitrine, tu réagis toujours de la même façon. J'ai profité de cette période pour voir des matchs en Suisse, en Allemagne, dans la LNH. J'ai assisté à plusieurs entraînements des Panthers de la Floride également.»

Retour possible

Très motivé par ce nouveau défi, Martel avoue qu'il affichait moins d'enthousiasme à ses deux dernières saisons derrière le banc des Saguenéens de Chicoutimi «pour des raisons que plusieurs connaissent». Il ressentait de la fatigue mentale.

«Je ne vais pas en Suède en me disant que ce poste m'ouvrira des portes en Amérique. On verra bien dans un an. Je pense que, à 51 ans, je pourrai toujours revenir dans la LHJMQ. En acceptant cet emploi, je démontre que je peux me tirer d'affaires dans une autre ligue et en anglais.»

S'étonne-t-il de ne pas avoir reçu d'offres dans le circuit Courteau? «Il aurait fallu un grand ménage dans une organisation. J'avais un contrat avec Chicoutimi. Un directeur général qui m'embauche comme entraîneur sait que je peux également faire son travail. Non, je suis heureux de la tournure des événements. Je voulais goûter à autre chose.»

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