Hockey
Joël Bouchard ne comprend pas
Le 30 août 2012 à 22h27 | TVA Sports
Une dizaine de jours après la création d'un syndicat de joueurs pour la Ligue canadienne de hockey, Joël Bouchard essaie toujours de comprendre.
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Le directeur général de l'Armada ne voit pas la nécessité de changer la structure de quelque chose qu'il estime en bonne santé, soit le hockey junior canadien.
«J'essaie d'être négatif, mais je ne suis pas capable, a-t-il affirmé en entrevue à l'émission «Le Match» de la chaîne TVA Sports, jeudi. Il faut aussi regarder l'encadrement fourni aux jeunes. Ils ont l'opportunité de jouer à tous les soirs devant des recruteurs qui vont peut-être leur donner un contrat ou une chance de participer à un camp d'entraînement.»
«Il faut arrêter les folies. Du côté de l'Armada, nos jeunes ne font que deux voyages dans les maritimes. J'ai parlé avec des gens qui s'occupent de programmes sports-études et ils nous disent que nous avons les plus beaux horaires pour des joueurs de 16 à 20 ans.»
Parmi les partisans de cette nouvelle association des joueurs, Gilles Lupien avait notamment affirmé à la chaîne TVA Sports qu'il n'était pas «normal que des joueurs soient obligés de faire plus de 20 heures d'autobus sans avoir droit à une chambre d'hôtel tout en n'ayant qu'un simple muffin comme déjeuner».
Le directeur général de l'Armada n'est absolument pas d'accord avec ces affirmations.
«La saison dernière, il n'y a que 17 soirs où nos joueurs n'ont pas dormi dans leur lit. Lorsqu'ils le font, ils vont dans des hôtels de haute qualité et ils ont droit à de bons repas.
«Ils le méritent, puisqu'ils travaillent fort et se défoncent. Nous ne sommes pas imbéciles, nous ne donnerons pas seulement un muffin pour 10 heures à des personnes de 6 pi 2 po et 220 livres. À cet âge-là, ils mangent tout le temps, mais ils sont en pleine croissance.
LNH : Plus positif qu'en 2004-2005
Par rapport aux négociations actuelles entre la Ligue nationale de hockey et l'Association des joueurs (AJLNH) pour la ratification d'une nouvelle convention collective, Bouchard est maintenant dans un autre rôle que lors du lock-out de la saison 2004-2005.
À l'époque, il évoluait toujours dans la LNH et il avait profité de l'arrêt de travail pour organiser une tournée en compagnie d'autres joueurs à travers tout le Québec, soit la caravane McDonald's.
Il n'a pas beaucoup suivi les détails des pourparlers actuels entre l'AJLNH et les propriétaires, mais il croit que les choses semblent beaucoup plus positives qu'en 2004-2005.
«Le climat semble plus sain, les dirigeants se parlent et la situation est très différente de celle de l'époque. Il y a huit ans, des équipes faisaient ce qu'elles voulaient et pouvaient verser jusqu'à six millions $ à quelqu'un pour jouer ailleurs.
«Auparavant, il n'y avait pas de structure nous nous attendions à un lock-out trois ans avant qu'il ne soit survenu. Maintenant, il y a une structure et chaque partie tient son bout dans le respect.»
Celui qui a pris sa retraite après la campagne 2007-2008 n'a toutefois aucune idée quant au moment où le conflit se réglera.
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