Hockey
Jouer... en Nouvelle-Zélande!
Le 2 novembre 2012 à 5h56 | Jean-Philippe Bertrand, TVA Sports
Dans sa série de reportages intitulée «hockey sans frontière», on vous fait voyager à l'autre bout du monde... soit en Australie et en Nouvelle-Zélande.
Aussi étrange que cela puisse paraître, l'Océanie est certainement la région du monde où le hockey s'est le plus développé au cours des dernières années.
À Melbourne, en Australie, les matchs du Ice, dans la Ligue australienne de hockey sur glace, sont tous présentés devant des salles combles. La ligue compte désormais huit équipes et se rapproche de plus en plus du statut de ligue professionnelle.
Outre les joueurs locaux, on compte cinq joueurs étrangers par équipe, souvent issus de la Ligue centrale, de la ECHL, de la Ligue américaine et des circuits mineurs européens.
Comme les saisons sont inverses aux nôtres dans l'hémisphère sud, le calendrier se déroule du mois d'avril au mois de septembre.
Un peu plus au sud, on retrouve la Ligue de la Nouvelle-Zélande, qui a accueilli cette année pour la première fois un ancien choix au repêchage de la LNH. Il s'agit de Matt Schneider, originaire de la Colombie-Britannique, qui avait été un choix de septième tour des Flames de Calgary en 2004.
Se déroulant dans le même échéancier que la Ligue australienne, la NZIHL est représentée par cinq équipes, dont deux sont situées à Auckland, la métropole du pays.
Un avant-goût du hockey professionnel
«C'est une ligue où il y a 16 matchs par année, étant donné que les coûts sont quand même assez dispendieux là-bas. On est vraiment traités en professionnels, sans nécessairement être payés comme tel, a raconté Jean-Frédérick McKay, gardien de but des Admirals de West Auckland.
«Les voyages se font souvent en avion, il y a des gens qui s'occupent de nous et les organisations sont bien rodées. Il y a de bons entraîneurs, des thérapeutes sportifs, tout est bien organisé.
«C'est une occasion de vivre un peu le rêve professionnel, sans que ça en soit un en réalité», a-t-il admis.
Du jeu physique... et de l'ambiance!
Inspiré par une forte culture de rugby, le style de jeu qu'on y pratique est très physique. Mais au niveau technique et tactique, on est encore loin des normes nord-américaines.
«Ce n'est pas mauvais comme calibre, mais je dirais qu'au niveau de l'exécution, ce n'est pas tout à fait ce que l'on voit ici. Les joueurs ont de bonnes habiletés, mais il y a un peu de retard au niveau de l'exécution. Ce serait peut-être comparable à une ligue senior régionale que l'on aurait au Québec», a précisé McKay.
La ville de Queenstown est certainement l'un des endroits les plus populaires pour jouer au hockey en Nouvelle-Zélande. Située en plein cœur des montages de l'île Sud, ce petit village vibre au rythme des sports d'hiver et le hockey ne fait pas exception à la règle. Il n'est pas rare de voir 1000 spectateurs entassés dans un tout petit aréna de 500 places.
«L'ambiance est survoltée à Queenstown. On est allés y jouer pendant le carnaval d'hiver, alors c'est certain que les gens étaient très excités. Des gens attendaient en ligne dehors pour avoir des billets. Les gens sont partout dans l'aréna, ils crient, chantent, ils feraient n'importe quoi pour essayer de te déconcentrer pendant que tu joues, a détaillé le gardien de but.
«L'équipe locale compte également sur beaucoup d'appuis de ses partisans. Tant qu'on n'y est pas allés, c'est difficile de croire qu'une telle ambiance existe en Nouvelle-Zélande. C'est comparable aux meilleures ambiances que l'on peut trouver ici, au Québec.»
Depuis son lancement en 2005, la ligue a accueilli des joueurs de partout dans le monde. Notamment de la Suède, de la Finlande, de la Russie, des États-Unis et du Canada. Il y a d'ailleurs quatre Québécois qui ont déjà d'ailleurs franchi les 15 000 km les séparant de la maison.
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