Hockey

L'attitude Poce

Le 1 juin 2013 à 8h00 | TVA Sports

«Quand l’accident est arrivé il y a 26 ans, le médecin avait dit que je n’avais que deux semaines à vivre à cause de complications pulmonaires.»

Alexandre Poce est bien en vie aujourd’hui pour raconter à nouveau l’accident de hockey qui a provoqué la paralysie de son corps, en mars 1987.

Avocat de profession, Poce est un prisé conférencier motivateur, mais est également président de la Fondation du Centre de réadaptation Lucie-Bruneau. Il est la preuve qu’un malheur - dans son cas, un bête accident sportif - n’est pas une finalité.

«Je jouais dans un tournoi régional à Mascouche, catégorie Midget, et il restait environ deux minutes à jouer à la troisième période, a-t-il raconté vendredi en entrevue sur les ondes de la chaîne TVA Sports. J’ai plongé pour pousser la rondelle devant le but, mais j’ai terminé ma glissade contre la bande.

«J’ai entendu un craquement, tout est devenu noir une fraction de seconde et je suis demeuré étendu sur la glace, incapable de bouger.»

Bien entouré, soutenu par ses parents, le jeune Poce a adopté une attitude positive pour mener une vie qui le satisferait pleinement malgré l’accident.

«Je me suis fait un devoir de me fixer des objectifs et, en les atteignant, j’ai gagné en confiance, a-t-il assuré. Je voulais devenir avocat avant l’âge de 30 ans; j’y suis arrivé à 28 ans.»

Redonner à la société

Cet état d’esprit concorde avec les thèmes de sa conférence, «L’Attitude Poce» : positivisme, objectifs, confiance et efforts.

Poce œuvre donc sans relâche aujourd’hui à s’impliquer dans la communauté et à redonner à ceux qui l’ont aidé à devenir autonome.

«Je travaille pour le cabinet Alepin-Gauthier à Laval, surtout sur les dossiers de la CSST et de la SAAQ. J’ai accepté de devenir PDG de la Fondation du Centre de réadaptation Lucie-Bruneau parce que suis moi-même passé par-là.

Poce agit ainsi également pour aider ceux dans le besoin, leur donner les outils nécessaires pour ne pas devoir vivre au crochet de la société, comme lui y est parvenu. Le tout en attendant que la recherche médicale trouve peut-être une solution….

«La recherche avance, les grands centres travaillent sur le sujet, j’ai espoir qu’on trouve quelque chose», a-t-il

www.LucieBruneau.qc.ca
www.AlexandrePoce.com
514 527-4527

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