Hockey
Le «bluff» de la LNH
Le 26 août 2012 à 14h32 | TVA Sports
Cette semaine, on entre dans une «phase intense, même critique» des négociations pour une nouvelle convention collective dans la LNH, pour reprendre les mots de l'analyste de hockey Louis Jean.
Le nouvel animateur de l'émission «Le premier trio» de la chaîne TVA Sports croit que les prochaines rencontres entre l'Association des joueurs et la partie patronale seront déterminantes dans le processus d'entente, mais qu'il y a peu de chances que le conflit soit réglé d'ici le 15 septembre, date d'échéance du présent contrat de travail.
«Ce n'est pas impossible qu'on arrive à un terrain d'entente dans les trois prochaines semaines, mais c'est improbable, a évalué Jean en ondes, dimanche. Si l'écart est aussi grand qu'il semble l'être, c'est extrêmement, extrêmement inquiétant.
«Les demandes de la LNH sont très sévères. À quel point la Ligue est-elle sérieuse; à quel point veut-elle passer les joueurs dans le tordeur?»
Jean amène une hypothèse, vu la grande diminution de salaire que le circuit veut imposer à ses athlètes - dans les environs de 24%.
«J'ai l'impression que les joueurs pensent qu'il y a une grosse partie de "bluff" dans le jeu des propriétaires. La LNH a l'air de vouloir briser le syndicat, mais c'est très difficile parce qu'il est très solidaire.»
Un monde de différences
Certes, le commissaire Gary Bettman et la LNH cherchent à réduire considérablement la part de revenus des joueurs, mais ces derniers ne semblent être prêts qu'à faire de «minimes concessions».
«Jusqu'à maintenant, les deux parties sont campées dans leurs positions et, cette semaine, il y a des réunions mardi, mercredi et jeudi, a rappelé Jean. Si on ne commence pas à trouver un terrain d'entente, il est possible que les rencontres de mercredi et jeudi soient annulées.»
La perspective est peu alléchante, d'abord pour les amateurs, qui auront évidemment une soif de hockey à combler à l'automne. Paradoxalement, malgré leur prise de position, ni les propriétaires ni les joueurs ne veulent revivre le cauchemar de 2004-2005.
«Personne ne veut d'un autre lock-out. Tout le monde veut jouer, tout le monde veut du hockey.
«Mais, selon la perception populaire, ce n'est certainement pas à cause des joueurs si le système ne fonctionne pas. Ils ont tout donné la dernière fois. Les propriétaires ont été trop gourmands et ont offert de trop gros contrats pour avoir un produit compétitif sur la glace.»
Pas étonnant que les joueurs soient «un peu confus dans tout ça», d'après l'expert.
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