Le directeur général des Canadiens, Marc Bergevin.  

Le directeur général des Canadiens, Marc Bergevin.

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Hockey

Les directeurs généraux en mode attente

Le 2 septembre 2012 à 4h56 | Bruce Garrioch, Agence QMI

La LNH est sous tension en ce long week-end de la fête du Travail.

À l'heure où les pourparlers sont suspendus entre l'Association des joueurs et la partie patronale dans les négociations d'une nouvelle convention collective, les directeurs généraux des équipes sont eux aussi forcés de mettre un frein à leurs activités habituelles de la saison morte.

«C'est étrangement silencieux», a admis un cadre de la LNH à l'Ottawa Sun, la semaine dernière.

Comme en 2004-2005

Depuis que la période des joueurs autonomes a pris fin et que les cas à régler en arbitrage sont clos, les affaires sont au point mort.

«C'est tout comme 2004-2005 (lors du dernier lock-out) : on s'est rendu au 15 juillet et presque plus rien n'a été fait après, a indiqué un agent de joueur sous le couvert de l'anonymat. On n'a rien vu, à l'exception de quelques prolongations de contrat.»

Normal : les contrats à long terme comme ceux de Max Pacioretty (Canadiens de Montréal), Scott Hartnell (Flyers de Philadelphie) ainsi que Jordan Eberle et de Taylor Hall (Oilers d'Edmonton) devaient être paraphés avant que la nouvelle entente de travail ne comporte potentiellement une limite de durée des contrats des joueurs.

«Les équipes disent aux joueurs : "On vous donne ça maintenant parce qu'on ne sait pas ce que les règles seront au bout du chemin", a expliqué le cadre de la LNH. Dans la plupart des cas, les joueurs sautent sur l'occasion pour avoir leur sécurité d'emploi.»

Il y a certes le dossier du joueur autonome Shane Doan, qui a reçu des offres de quatre ans d'une valeur de 30 millions $ des Sabres de Buffalo et d'une valeur de 24 millions $ des Flyers, des Canucks de Vancouver, des Penguins de Pittsburgh et des Rangers de New York. Le joueur de centre désire rester avec les Coyotes de Phoenix, mais n'y demeurera pas si la situation de ne stabilise pas à Glendale.

Sans le spectre du lock-out, probablement que les formations dans la course pour l'obtention de ses services auraient déposé sur la table des offres autrement plus alléchantes pour le convaincre de quitter le désert de l'Arizona. Et les autres joueurs de moins haut calibre toujours disponibles sont pratiquement oubliés.

Des ventes de feu en vue

Pour ce qui est des changes, c'est encore plus ardu. Le directeur général des Ducks d'Anaheim Bob Murray avait mis sur le marché Bobby Ryan au début de l'été. Les Ducks se sont rétractés depuis puis et l'attaquant ne semble aller nulle part.

Il y a aussi le fameux cas du gardien des Canucks Roberto Luongo. On peut parier que si la nouvelle convention collective était déjà en place et que les camps d'entraînement de la LNH ouvraient leurs portes à la date prévue, le 21 septembre prochain, une transaction aurait déjà été réalisée.

«C'est une entente qui devra certainement attendre jusqu'à ce qu'un nouveau contrat de travail soit signé», a évalué une source de la Ligue.

Si le plafond salarial est abaissé de son niveau actuel de 70,2 millions $ en vue de l'automne prochain, on pourrait assister à une vente de feu chez plusieurs équipes.

«Soudainement, on aura beaucoup de joueurs avec de gros salaires sur le marché, a prédit la source. Je suis certain qu'il y a beaucoup d'équipes qui ne font qu'attendre présentement.»

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