LHJMQ
Roy doute réussir un coup fumant
Le 8 juin 2012 à 17h25 | Gilles Moffet, Agence QMI
Les Remparts de Québec vont assurément écrire une page d'histoire, samedi au Colisée Pepsi, et peut-être même deux, dans le cadre de la séance de repêchage de la Ligue de hockey junior majeur du Québec.
La certitude, c'est qu'on créera un précédent en utilisant un nouveau système informatique ayant même nécessité une pratique générale pour les équipes afin d'apprendre à sélectionner les joueurs de façon virtuelle.
Également, il est très probable que les Remparts deviendront la première équipe hôtesse du repêchage à ne pas parler au premier tour depuis 1994, alors qu'on a commencé à présenter l'événement dans différentes villes.
Le patron hockey des Remparts, Patrick Roy, possède un choix de deuxième tour, deux de quatrième, un en cinquième, un en sixième, deux autres en huitième et un par tour jusqu'au 14e.
Le prix pour s'avancer au premier tour semble trop élevé, d'autant plus que la cuvée 2012 est moins talentueuse que celle de 2011 et que celle prévue en 2013.
Prudence
«C'est sûr que j'aimerais repêcher en première ronde, mais je ne poserai pas un mauvais geste juste pour cela, a prévenu Roy. Pour moi, ce n'est pas une priorité et je l'ai accepté lorsqu'on a fait l'échange [avec Halifax] pour Gabriel Desjardins, aux Fêtes.»
Roy a tendu quelques perches, mais sans résultat. «On aurait aimé mettre la main sur un défenseur qui peut jouer parmi les quatre premiers pour appuyer les Marc-Antoine Carrier, Martin Lefebvre et Ryan Culkin, a-t-il admis.
«À un moment donné, tu dois faire un pas en arrière et toutes les équipes qui repêchent [tôt] ont fait ce pas, mais je ne peux pas faire ça, de sorte que je ne peux arriver avec trois choix de premier tour à moins de frôler la catastrophe.»
Pas de marge
«Je m'attends donc à être discret, a poursuivi Roy, un refrain qu'il a répété souvent la veille des séances de repêchage avant de réussir des coups fumants le lendemain.
«Il y a des années où je disais que je serais discret, mais je savais que j'avais un peu de marge de manœuvre, mais là, je n'en ai pas.»
Ne pas monter sur l'estrade dans un encan tenu au Colisée est quelque peu frustrant, mais Roy avait mis la main sur deux joueurs de 16 ans exceptionnels l'an dernier en Anthony Duclair et Adam Erne, ce qui enlève un peu de pression maintenant.
«Aller sur le podium, c'est quelque chose d'émotif, mais je ne dois pas l'être», a conclu Roy, qui pourrait se servir d'un de ses attaquants de 20 ans, Gabriel Desjardins ou Logan Shaw, comme monnaie d'échange.
Courteau a le sourire facile
Par ailleurs, le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau, a fait son bilan annuel avec le sourire aux lèvres, vendredi. Son circuit vient de gagner son deuxième titre national d'affilée et la popularité du produit est à la hausse.
La présentation du tournoi de la Coupe Memorial et la conquête du précieux trophée par les Cataractes de Shawinigan a évidemment attiré l'attention, d'autant plus que les neuf affrontements du tournoi diffusés par la chaîne TVA Sports ont attiré «314 000 téléspectateurs par match, avec une pointe de 437 000 pour la finale», a précisé Courteau.
Celui-ci n'a pas oublié de souligner l'exceptionnel cycle de trois ans des Sea Dogs de Saint John. Il a aussi noté que, pour la cinquième année d'affilée, la LHJMQ a attiré plus de deux millions de spectateurs, avec une moyenne de 3489 amateurs par rencontre.
Le Sommet du hockey québécois, tenu en août 2011, a mené à l'instauration d'un comité technique présidé par le Dr Georges Larivière, qui aura comme objectif d'accélérer le développement des joueurs de la LHJMQ avec des programmes axés sur l'individu.
Charlie Henry
Courteau a aussi annoncé que l'ancien gouverneur des Olympiques de Gatineau Charlie Henry reprendra du service dans un rôle d'ambassadeur auprès de Hockey Canada en tentant d'augmenter la présence des joueurs du Québec et/ou de la LHJMQ dans les divers programmes nationaux.
La LHJMQ espère également attirer plus de joueurs américains dans ses rangs et elle a légiféré en limitant à 10 000 $ par année le montant des bourses d'études offertes aux joueurs américains dans une perspective «d'encadrement». Lorsqu'on lui a demandé si ce but et cette règle n'étaient pas contradictoires, il a répondu que cette dernière sera évaluée et que des ajustements seront apportés si nécessaire.
Plus commentés
«Je veux l'argent que je mérite» - Subban
Price réplique à un détracteur
Des moqueries inutiles
Julien n'aime pas l'attitude du CH
Les Sénateurs en contrôle
Eller : commotion cérébrale, Shanahan parlera à Gryba