LNH
Gretzky ne veut pas de déménagement
Le 25 septembre 2012 à 18h01 | Mike Zeisberger, Agence QMI
Les fidèles partisans des Oilers d’Edmonton ont eu le cœur brisé quand leur joueur-vedette Wayne Gretzky a été échangé aux Kings de Los Angeles en 1988.
Vingt-quatre ans plus tard, imaginez les craintes des amateurs de hockey de la capitale de l'Alberta qui pourraient voir Gretzky être mêlé à un déménagement.
Toutes ces inquiétudes parce que la Merveille a été vue au match des Seahawks (de la NFL) contre les Packers de Green Bay, lundi soir à Seattle, le même jour où le propriétaire des Oilers, Daryl Katz, s'est rendu dans cette ville de l'État de Washington qui pourrait éventuellement accueillir une équipe de la Ligue nationale de hockey (LNH).
La machine à rumeurs n'a pas tardé à se mettre en branle et c'est pourquoi Gretzky a tenu à remettre les pendules à l'heure en appelant une station de radio de Toronto, Sportsnet 590 The Fan, mardi.
Non, il n'est pas impliqué dans les histoires des propriétaires des Oilers et il ne croit pas que l'équipe quittera Edmonton.
«C'est la dernière fois que j'assiste à une partie de football, a dit Gretzky, tout en ajoutant qu'il comprenait que plusieurs partisans des Oilers aient faussement fait des liens lorsqu'il a été vu en compagnie de Katz.
«Je ne suis pas impliqué auprès de la LNH, mais pas du tout. J'ai simplement été invité à une partie de football et je me suis dit «pourquoi pas?». Il n'y avait rien d'officiel. Je n'ai aucun intérêt ni reçu aucune convocation d'une équipe de la LNH. Je suis juste allé là-bas pour assister à un match de football.»
Prudemment, Gretzky s'est avancé en indiquant qu'il était convaincu qu'un accord sera conclu et qu'un aréna de 450 millions $ sera construit à Edmonton, assurant la survie des Oilers dans l'Ouest canadien.
Questionné à savoir si la formation albertaine avait une chance de s'installer ailleurs, l'ancien hockeyeur a répondu : «Aucune, zéro».
«Je ne peux pas penser qu'une telle chose se produise, a-t-il affirmé. Je crois qu'avec le temps, et à têtes reposées, Daryl et la Ville s'entendront. Je ne veux pas voir les [Oilers] déménager. Il s'agit d'une des plus grandes franchises, tout sport professionnel confondu. Vous ne pouvez pas transférer une concession comme celle-là.»
«Comme je le répète aux gens, je ne peux pas m'imaginer qu'un accord ne sera pas conclu. [Katz] s'est présenté à la table de négociations avec plusieurs dollars en poche, tout comme la Ville. Ils semblent être en bonne position si on compare avec d'autres villes qui tentent d'en venir à une nouvelle entente...»
Un autre 100 ans à Edmonton
«J'espère qu'éventuellement les deux parties seront heureuses et qu'elles obtiendront un magnifique amphithéâtre au centre-ville d'Edmonton qui permettra aux Oilers d'y rester pour un autre 100 ans.»
Peut-être bien. Toutefois, Daryl Katz, le président du conseil d'administration des Oilers, Patrick Laforge, et le président des opérations hockey, Kevin Lowe étaient à Seattle lundi afin de prendre part à des réunions concernant les possibilités de déménagement, a indiqué l'organisation dans un communiqué.
Coïncidence ou non, le jour même, la Ville de Seattle a annoncé un projet, proposant un aréna de 490 millions $ qui pourrait accueillir un club de la LNH ainsi qu'une équipe de la NBA.
Selon Gretzky, le transfert d'une concession n'est pas à l'agenda des dirigeants de la Ligue nationale de hockey.
«La LNH ne veut pas voir une franchise déménager, a-t-il précisé. Ils [les responsables] veulent construire leurs franchises, les stabiliser et conserver les partisans qui encouragent ces formations.»
Difficile pour les anciens joueurs
À propos du lock-out qui sévit dans la LNH, Gretzky a mentionné qu'il était difficile pour les anciens joueurs de commenter la situation, car ils ne sont pas aux faits de tous les détails concernant les négociations. Il a par contre admis que les questions financières qui séparent les propriétaires et les joueurs sont tangibles.
«La réalité, c'est que probablement seulement 10 équipes engendrent des profits, 10 formations ne font pas d'argent, mais n'en perdent pas, tandis que les 10 autres se retrouvent dans le rouge», a-t-il avancé, ajoutant que les clubs qui sont dans une situation précaire sont aussi en chute libre.
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