Bob Hartley  

Bob Hartley

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LNH

Hartley doit patienter... encore

Le 26 octobre 2012 à 7h35 | Jean-François Chaumont, Journal de Montréal

Bob Hartley a exploré sa nouvelle ville, il a appris à connaître son voisinage et il a travaillé pour plusieurs œuvres caritatives depuis son arrivée à Calgary à la fin du mois d'août. De son domicile, il a aussi le temps d'admirer le vieux Saddledome.

S'il se dit conquis par sa province d'adoption, l'Alberta, Hartley n'a pas pris place derrière le banc des Flames.

«Je me sens comme un petit gars de sept ans qui regarde par la vitre du four pour voir le gâteau au chocolat, a imagé Hartley lors d'une entrevue téléphonique avec le Journal de Montréal. Le gâteau sent bon et je peux le voir prendre forme, mais je n'ai pas encore le droit d'y goûter.»

Hartley n'a pas utilisé la même métaphore que son bon ami, Michel Therrien, mais la symbolique restait pratiquement identique. Au tournoi de golf du Canadien le 19 septembre, Therrien avait déclaré :

«Je me sens comme un lion en cage, j'ai hâte de sortir.»

Hartley et Therrien rêvaient tous les deux, depuis longtemps, d'un retour derrière le banc d'une équipe de la LNH. Les deux anciens complices du Titan de Laval ont chacun vu leur patience être récompensée en décrochant les postes à Calgary et à Montréal. Le lock-out dans la LNH les a replongés dans une autre période d'attente.

«Je suis un amoureux de notre sport et j'ai hâte de vivre mon premier match avec les Flames, mais j'ai appris depuis longtemps à ne pas me stresser avec des réalités que je ne contrôle pas, a expliqué Hartley. Il n'y a rien que je puisse faire pour résoudre le conflit, sauf faire confiance aux personnes en place.»

Des scénarios sur la table

Même s'il n'a pas encore coupé un seul morceau de son gâteau, Hartley a travaillé longuement sur sa préparation.

«Je suis au bureau six jours par semaine pour organiser la saison et je peux vous garantir que je connais maintenant par cœur mon équipe», a affirmé l'ancien entraîneur de l'Avalanche du Colorado et des défunts Thrashers d'Atlanta.

«J'ai préparé plusieurs scénarios pour un prochain camp, qu'il soit de trois, cinq ou huit jours, a-t-il ajouté. J'ai déjà un paquet de schémas de jeux, j'ai visionné des tonnes de vidéos de l'an dernier et je passe la majorité de mon temps avec mes adjoints, Jacques Cloutier et Martin Gélinas. En très peu de temps, nous avons formé une très belle camaraderie au sein du groupe d'entraîneurs.»

À Calgary, Hartley a également renoué avec un ami de longue date en Jay Feaster, le directeur général de l'équipe.

«C'est toujours bien de travailler avec un ami et un homme de confiance, et je suis content de relever un autre défi à ses côtés. Malgré tout, je serai jugé par mes performances avec les Flames. Je n'aurai pas de passe-droit.»

Monsieur Iginla

Jarome IginlaÀ ses premiers pas avec les Flames, Hartley aura pour objectif de mener son équipe aux séries pour une première fois depuis 2008-2009.

«Oui, c'est l'objectif, mais nous devons voir toujours plus grand, a répondu l'homme de 52 ans, né à Hawkesbury, en Ontario. J'ai dirigé une grande équipe au Colorado, où j'ai gagné la coupe en 2001, mais j'ai aussi compris que ce n'était pas facile d'atteindre les séries lors de mon séjour à Atlanta. Je souhaite redonner une culture gagnante aux Flames.

«J'ai aussi comme philosophie qu'on peut atteindre de hauts sommets avec un groupe de 20 joueurs, mais surtout quand on mise sur 20 bons humains.»

Des 20 bons humains, Hartley se tournera souvent vers son capitaine, Jarome Iginla.

«J'ai parlé à Jarome 30 minutes avant la conférence de presse pour lui dire moi-même que j'acceptais le poste avec les Flames, a-t-il raconté. Je lui ai parlé ensuite deux fois au téléphone et je l'ai rencontré deux autres fois en personne avant le début du conflit. Je peux vous assurer que Jarome est tout un monsieur. À mes yeux, il est Monsieur Flames. C'est toujours un bon départ quand tu peux construire avec une aussi bonne personne.»

Un deuxième lock-out

En 2004-2005, Hartley a perdu une saison complète avec les Thrashers. Le coloré entraîneur n'en est donc pas à sa première expérience en matière de lock-out.

«Un peu comme tout le monde, je me tiens au courant et je lis plusieurs articles au sujet du lock-out. Il y a des jours où j'ai bon espoir et d'autres jours où j'ai l'impression qu'on recule. Comme je suis une personne positive de nature, je crois toujours en une entente.

«La bonne chose avec ce conflit, c'est que j'ai eu plus de temps pour rencontrer des partisans. Et je me console quand je vois un enfant le matin qui attend l'autobus avec une tuque des Flames sur la tête. Il n'y a pas encore de hockey, mais nous avons reçu nos premiers flocons de neige, ici, à Calgary.»

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